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L’état d’avancement des travaux de réhabilitation de la RN3 Rumonge-Gitaza, un des points au menu du conseil des ministres

ByAdministrateur

Mar 22, 2023

BUJUMBURA, 21 mars (ABP) – Les travaux de réhabilitation de la route nationale 3, troncon, Rumonge-Gitaza sur une distance de 45km a subi des modifications par rapport aux prévisions initiales, apprend-t-on, de la note d’information sur l’état des lieux des travaux de réhabilitation de cette route, soumise au conseil des ministres tenu le 15 mars dernier, sous la houlette du Chef de l’ Etat, Evariste Ndayishimiye.

Selon les explications énoncées, figurent la montée du niveau des eaux du lac Tanganyika depuis 2019 obligeant d’ajouter des éléments coûteux de nature portuaire pour protéger la berge du lac Tanganyika entre Gitaza et Magara et Kagongo sur une longueur de 8km, les glissements de terrain qui obligent d’ajouter des travaux de stabilisation, les débordements des rivières qui obligent d’agrandir des ouvrages et d’en ajouter d’autres.  Le déplacement des réseaux installés dans les emprises de la route par la REGIDESO et BBS qui a un coût sur la partie qui n’a pas de problème, les travaux sont en cours entre Rumonge et Minago (20km). C’est au moment où les travaux de la section Minago à Magara (10km) n’ont pas encore commencé, sauf le débroussaillage dans l’attente de la décision du gouvernement sur le gap financier, apprend-t-on de la note.

A travers la note, il est demandé au gouvernement de doter le projet du montant de 18.607.517.500 Fbu pour combler le gap et faire face aux imprévus qui pourraient s’improviser comme les glissements de terrain et prendre acte de la restructuration du projet en 2 sections : 30km de Rumonge à Magara qui vont être réhabilité par le groupement SOGEA SATOM GETRA et 15km de Magara à Gitaza qui vont faire l’objet d’une nouvelle étude de résilience. Le conseil des ministres a pris acte de la note et a demandé au ministre en charge des finances de faire le nécessaire pour que ce montant soit disponible.

Ce conseil a également  analysé le projet de construction d’une usine de formulation des engrais composés minéraux de type NPK sur la colline Jenda, commune Bugendana, province Gitega.

Selon le conseil des ministres, la demande en fertilisants n’a cessé de grimper passant de 13.000 tonnes en 2013 à 90.000 tonnes en 2022, la société FOMI ne parvient  pas à satisfaire, à elle seule, la demande nationale.  Ce projet a pour objectif « de contribuer à l’augmentation de la productivité du sol par la production locale des engrais de qualité et de formules adaptées aux exigences du sol, selon les zones agro écologiques ». Le projet a rencontré l’appréciation du conseil des ministres qui a recommandé que le produit soit de qualité ; d’impliquer les techniciens du ministère en charge de l’agriculture et les techniciens de l’ISABU pour appuyer le projet.

         vue de profil des membres du gouvernement

Le conseil des ministres a par ailleurs adopté le projet de loi portant modification de certaines dispositions portant modification de la loi du 25 septembre 2007 portant organisation du système statistique national du Burundi. A ce propos, le conseil a formulé des recommandations par rapport au projet de loi, dont : la soumission du projet au service national de législation pour toilettage et traduction en Kirundi, l’institution d’un service chargé des statistiques dans chaque ministère.

Le même conseil a adopté le projet d’accord de coopération entre le Burundi et la Tunisie dans le domaine du    développement technologique et industriel, signé à Djerba en novembre 2022. C’était en marge du 18ème sommet de la Francophonie le 20 novembre 2022. Après échanges le projet a été adopté avec comme recommandation de négocier les bourses de formation dans le domaine minier.

Le conseil des ministres s’est penché en outre sur l’analyse de la note qui fixe à 1.200 Fbu par Kg, le prix au producteur du café cerise pour cette campagne 2023-2024. Après échanges et débats, il a recommandé plutôt, de revoir les coûts dans toute la chaîne depuis le producteur jusqu’à la vente du café et fixer un prix au producteur plus rémunérateur. Le conseil des ministres a recommandé de faire le même exercice pour toutes les autres cultures d’exportation.