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Une trentaine de chansons suspendues par le CNC.

ByAdministrateur

Mai 5, 2023

BUJUMBURA, 24 avr (ABP) –  La présidente du conseil national de communication, CNC, Vestine Nahimana,  a interdit, lundi le 24 avril 2023 à Bujumbura, la diffusion dans les tous les médias œuvrant sur le territoire burundais, de 33 chansons des chanteurs  Fizzo , Ado jason, et Natacha, etc,  afin de préserver les mœurs de la culture burundaise.

Elle a aussi indiqué que des informations, des musiques et images portant atteinte à la moralité et aux bonnes mœurs ont été visualisés et relevées sur les radios et des chaises télévisées à savoir : Kazoza FM, Radio nationale, Iteka FM, Buja FM, Igicu FM, Mashariki tv, Isanganiro tv et Ingomag.

Ingomag et Aforevo tv, de la compagnie Startimes viennent en tête dans la violation des mœurs burundaises, selon la présidente du CNC,  précisant que l’atteinte à la moralité et aux bonnes mœurs a été la faute la plus récurrente et grave au cours du 3eme trimestre.

La présidente du CNC, a aussi fait savoir que le CNC a constaté que depuis le mois de janvier à mi-avril 2023, des propos déséquilibrés et dont les sources ne sont pas rigoureusement vérifiées dans les informations diffusées ou publiées par les médias, ont été enregistrées à la radio BoneshaFM, dans le journal Iwacu, et dans les médias en ligne comme www.iwacu-burundi.org, Net press et Jimbere magazine et ikiriho.

Par ailleurs des traitements partiaux et tendancieux ont été constatés dans les médias en ligne entre autres, www.iwacu-burundi.org, net press, Jimbere et dans les radios, Rema FM, Isanganiro, Izere FM et Bonesha FM. Des écrits ou propos diffamatoires à l’endroit des personnes ont été diffusés par la radio Rema Fm, Isanganiro, Izere et Bonesha FM y compris le journal imprimé d’Iwacu et le site www.iwacu-burundi.org.

La présidente du CNC a fait remarquer,  par ailleurs, l’apologie du crime, a été relevé sur  la Radio nationale et le journal Iwacu,  tandis que des outrages au chef d’état ont été identifiés dans les contenus de la radio bonesha FM.

Elle n’a pas manqué de préciser que des incitations déguisées à la révolte, à la désobéissance civile et aux manifestations ont été diffusées par Bonesha FM, radio France internationale et publiés par le journal Iwacu, tandis que des écrits ou propos incitant à la haine politique et ethnique ont été constatés dans le journal imprimé Iwacu et les sites Jimbere et Iwacu.

D’après vestine nahimana, le dénigrement et les exagérations des faits ont été lus au journal et site Iwacu ainsi que l’atteinte à l’ordre, à la sécurité publique, à la confraternité. Les propos propagandistes ont été relevés et observés dans le journal Iwacu et dans les médias en ligne comme Net presset le site Iwacu. Elle a aussi cité d’autres faits comme des injures et la non séparation des faits des commentaires et les exagérations des faits qui ont été identifiés dans le journal et site Iwacu, Radio FM et Jimbere ainsi que le plagiat dans Iwacu.

La présidente de la CNC a profité de cette occasion pour rappeler aux médias d’autres fautes professionnels  à ne pas prendre à la légère, comme le non-respect des lignes éditoriales, le non-respect des grilles de programmes, de la régularité  et de la périodicité , les changements des comités directeurs des médias, sans en aviser le CNC, la non signature des conventions ou des cahiers des charges, entre le CNC et les médias,  pour savoir les droits et les obligations de chacune des parties dans le contrat. Elle a aussi évoqué les médias qui entament leurs activités sans reconnaissance juridique et sans se faire inscrire au répertoire des médias, les journalistes qui ne sont pas inscrits  au registre national des médias, des journalistes  qui ne possèdent pas la carte de presse ainsi que le non-respect du principe d’équilibre et du pluralisme et d’information.