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Vers le plaidoyer en matière de planification familiale

ByAdministrateur

Août 10, 2023

CIBITOKE, 9 août (ABP) – Le programme national de santé sexuelle et reproductive (PNSR) en collaboration avec l’ONG Twitezimbere, a organisé, le mardi 8 août au chef-lieu provincial de Cibitoke, une réunion du groupe d’échange, pour le plaidoyer en santé sexuelle reproductive (SSR) et planification familiale (PF).

Le gouverneur de la province Cibitoke, Carême Bizoza, dans son discours d’ouverture, a fait savoir que la démographie galopante que connaît le Burundi engendre des conséquences sur le développement socio-économique du pays, et sur le niveau de vie de la population. En outre, elle exerce une pression sur les ressources et les infrastructures socio-économiques, a-t-il martelé. Mais aussi, elle peut constituer un défi pour la planification du développement, et pour ce fait, les besoins risquent d’accroître plus vite que les ressources disponibles et empêcher les épargnes, et par là aggraver la pauvreté des ménages, a-t-il ajouté.

Ainsi, l’objet de la réunion est la mise en place d’une plateforme provinciale pour le plaidoyer en matière de planification familiale, et l’approche multi-acteurs, d’après la coordinatrice du projet « Engagement multi-acteurs pour la planification familiale au Burundi » de l’ONG Twitezimbere, Sonia Akimana. Elle a indiqué que cette approche ne se contente pas seulement de parler des problèmes. Elle facilite, aussi, les tables rondes entre les parties prenantes, génère des solutions innovantes aux problèmes difficiles d’intérêt commun autour de l’accès aux services en SSR au bon prix et de bonne qualité, et s’assure des engagements et de la mise en application des politiques nationales, a-t-elle précisé.

Quant au chargé de la communication au PNSR, Sadique Niyonkuru, pour y arriver, les missions du groupe provincial d’échange pour le plaidoyer en SSR et PF doivent d’abord être  clarifiées. Les membres doivent se convenir sur la fréquence des réunions du groupe, échanger sur la situation de la SSR et PF au niveau provincial et sur les défis et perspectives de solutions. Comme indicateurs de ce qui fait défaut au meilleur accès aux produits de SSR, il a énuméré le taux de consultations prénatales (CPN) précoces qui était de 43% en 2022, les mères totalisant quatre CPN et plus qui étaient à 29%. Il n’a pas oublié d’ajouter les cas de grossesses précoces, pour âges compris entre 10 et 14 ans, avec 392 cas enregistrés, dans tout le pays en 2022, avec seules 174 cas qui ont accouché dans des structures de soins connues.