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Campagne d’évaluation du système des quotas ethniques dans les institutions de la République

ByAdministrateur

Août 15, 2023

CIBITOKE, 11 août (ABP) – Une réunion d’évaluer s’il faut toujours considérer ou supprimer le système de quotas ethniques, pour l’exécutif, la législative, et le judiciaire, tel qu’exigé dans l’article 289 de la constitution,  a été organisée les 10 et 11  août, par le Sénat burundais, respectivement aux chefs-lieux des communes Mabayi et Buganda et Mugina.

Ces séances de recueillement des idées des sur ce sujet, ont été présidées par le deuxième vice-président du Sénat, M. Pacifique Nkurunziza. Dans son discours introductif, il a rappelé que l’article 289 de la construction de 2018, exige que le Sénat fasse une telle évaluation après cinq ans, pour maintenir ou supprimer le système de quotas ethniques en faveur de quatre institutions, à savoir l’exécutif, le législatif, et le judiciaire. Pour y arriver, le Sénat burundais a jugé bon de collecter les avis et considérations des différentes catégories des Burundais.

Pour les intervenants des communes  Bukinanyana, Mabayi et Mugina, les idées ont divergé en ce qui est du maintien ou de la suppression de ce système. Certains ont plaidé pour la suppression, arguant que la question d’ethnie n’a plus de place au Burundi. Ils ont demandé de privilégier, plutôt, les compétences.

D’autres ont expliqué qu’il est encore tôt, de changer le système de quotas ethniques, notant que l’article 289 ne dérange rien en matière de paix et de sécurité. Ils ont proposé de continuer à réconcilier la population, pour penser les cœurs brisés. Certains ont même évoqué la crainte que les réfugiés burundais peuvent réclamer la considération de leurs opinions.

Parmi les participants, il y en a eu qui sont revenus sur le fait que le Burundi a besoin surtout d’être gouverné par des personnes intègres, qui dirigent pour l’intérêt de tous, sans exclusion aucune. Les notables collinaires ont déclaré que les questions ethniques ont été vidées, que le gros des questions qui hantent la communauté est lié à la pauvreté et au foncier.

Le deuxième vice-président du Sénat a remercié les participants à la réunion pour leurs idées et leur a promis que les institutions habilités vont analyser les idées qui seront recueillies dans tout le pays, pour décider de changer ou de maintenir le statuquo.

Vue partielle des participants