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Tenue de la 5ème édition de l’Economic Summit 2023

ByAdministrateur

Sep 22, 2023

BUJUMBURA, 14 sept (ABP) – Sous le haut patronage du ministre du Commerce, du Transport, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Marie Chantal Nijimbere, le Centre de Développement des Enterprises (CDE) dans la région des Grands  Lacs, l’Agence de développement du Burundi, ADB et la Chambre fédérale du commerce et de l’industrie du Burundi (CFCIB) ont tenu le mercredi 13 septembre 2023, à Bujumbura, sa  5ème édition du sommet économique 2023 sous le thème « Secteur privé, pilier de l’émergence économique », en vue  de mener une réflexion sur les expériences d’ici et d’ailleurs en rapport avec les politiques et les stratégies d’émergence économique développées par les facilitateurs tant locaux qu’internationaux.

Ce sommet a également connu la participation d’autres membres du gouvernement dont le ministre de la Défense nationale et des anciens Combattants, Alain Tribert Mutabazi, le secrétaire général de l’Agence de régulation et de contrôle des assurances (ARCA), Dr. Joseph Butore, des académiciens, des réformateurs, des parlementaires, des hommes et femmes d’affaires et bien d’autres acteurs du développement.

Dans le mot d’ouverture des activités dudit sommet, le ministre Nijimbere a fait savoir que le gouvernement de la République du Burundi, à travers le leadership du président de la République, Evariste Ndayishimiye, est fortement engagé à soutenir les réformes économiques, légales et institutionnelles, visant à soutenir l’économie du pays en vue d’améliorer le bien-être de la population burundaise.

Elle a fait remarquer que cette 5ème édition de l’Economic Summit 2023, qui se tient au moment où le Burundi subit des chocs économiques, au lendemain de la période de la pandémie de la Covid-19 et suite à la guerre russo-ukrainienne, donne au participants une occasion de développer une meilleure compréhension de ce que l’on doit faire pour rendre nos économies plus résilientes aux changements climatiques, aux pandémies et aux éventuels conflits.

« Nul ne doute que le secteur privé est un levier incontournable pour l’émergence d’un pays », a souligné le ministre Nijimbere. Ainsi, elle a fait savoir que la vision Burundi émergent en 2040 et développé en 2060, accorde une place importante aux réformes visant à améliorer le climat d’affaires et à attirer plus d’investissements pour les secteurs porteurs de croissance économique comme l’agriculture, l’agro-industrie, la santé, l’éducation, le tourisme, les infrastructures, l’énergie et les mines, et autres.

Etant donné que les statistiques actuelles montrent que le Burundi est un importateur net, la ministre Nijimbere a proposé que pour changer la donne et inverser la tendance, l’on doit, ensemble avec le secteur privé, promouvoir les petites et moyennes industries ainsi que les petites et moyennes entreprises et startups, dans le cadre de la diversification de l’économie burundaise.

 

Pour sa part, le directeur général de l’ADB, M. Didace Ngendakumana, a révélé que le secteur privé assure environ 80% de l’emploi dans les pays en développement. L’organe promoteur et facilitateur des investissements locaux et étrangers ainsi que des exportations reconnaît que le secteur privé dynamique constitue un puissant moteur de création d’emplois, l’un des fondements d’une croissance économique durable, un vecteur d’innovation et de la réduction de la pauvreté, a-t-il ajouté.

Selon le président de la CFCIB, Olivier Suguru, le Burundi regorge de potentialités immenses mais qui restent inexploitées, le terrain est encore vierge dans tous les domaines. « Le CDE Great Lakes mérite d’être félicité pour avoir initié un tel cadre de débats et d’échanges entre les responsables des institutions étatiques, du monde académique et du secteur privé, afin qu’ils puissent identifier les réformes économiques qui pourraient stimuler le développement du secteur privé », a-t-il proposé.

Le CDE Great Lakes est un Think-Tank (Groupe de réflexion privé qui produit des études sur des thèmes de société au service des décideurs) qui contribue à la réduction des barrières à la prospérité au Burundi ainsi qu’à l’amélioration de la vie, grâce à des recherches économiques innovantes qui conduisent à des politiques et des pratiques, auprès des décideurs politiques et de l’opinion publique, a expliqué le directeur général du Think-Tank,  Aimable Manirakiza.

vue partielle des participants

Selon les experts internationaux tels que la vice-présidente d’Atlas Network (Amérique), Pifer Casey et Hicham EL MOUSSAOUI du Think-Tank marocain, si les pays asiatiques ont réussi à développer leurs économies, l’Afrique aussi peut le faire. Il faut alors l’engagement, la motivation, le savoir local, sans oublier l’appropriation culturelle, car celle-ci peut faire réussir ou échouer la mise en œuvre des programmes. Il est toujours intéressant de s’inspirer des expériences des autres, ont-ils insisté.

Tous les conférenciers qui ont agrémenté les travaux du Burundi Economic Summit 2023 ont mis un accent particulier sur la contribution du secteur privé pour une mise en œuvre effective de la vision du président de la République Evariste Ndayishimiye : Burundi émergent en 2040 et développé en 2060. Signalons que le Burundi Economic Summit est l’une des activités de la semaine appelée Freedom Week (Semaine de liberté) organisée chaque année par le CDE Great Lakes, en partenariat avec l’ADB et la CFCIB.