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Certains manquements sont enregistrés dans la gestion budgétaire du ministère en charge de l’agriculture, par la cour des comptes

ByAdministrateur

Oct 18, 2023

BUJUMBURA, 11 oct (ABP) – Les députés de la chambre basse du parlement se sont réunis le 10 octobre 2023, dans une séance des questions orales adressées au ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, sur le rapport d’audit de capacité de gestion budgétaire dudit ministère, réalisé par la cour des comptes pour la période de 2019/2020 à 2022/2023.

D’après le rapport d’analyse du rapport d’audit, les prévisions budgétaires du ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage ne tiennent pas compte de l’état et des conditions d’exécution budgétaire du fait que ce ministère ne dispose pas de structure chargée de la gestion qui centraliserait les prévisions et l’exécution budgétaire et cela est une lacune dans le processus de suivi budgétaire.

A la lumière de l’analyse du rapport, en matière de la capacité de gestion du processus de l’élaboration, la commission permanente des comptes publics et des finances, des affaires économiques et de la planification à l’Assemblée nationale a constaté que le ministère ne dispose pas de cadre des dépenses à moyen terme actualisé, car le dernier couvre la période de 2015 à 2017. Cela est un handicap pour le processus de prévision et de suivi budgétaire.

                                                                                                Le Ministre Prosper Dodiko

En matière de la capacité d’exécution de la dépense et de suivi de l’information budgétaire et comptable, en ce qui concerne le processus de programmation de l’exécution budgétaire, la Cour des comptes a constaté que ledit ministère n’effectue pas chaque trimestre des prévisions d’engagement, des passations des marchés, de liquidation portant sur toute la durée restante de l’exercice; ne transmet pas au contrôleur des engagements des dépenses, un document de programmation budgétaire initiale prévoyant les engagements et les liquidations sur la durée de l’exercice.

De même, la Cour a constaté que 215 postes vacants ne sont pas encore remplacés, ce qui handicape la mise en œuvre des activités des services du ministère.

En matière de l’évaluation de la tenue de la comptabilité, il a été constaté que l’inventaire physique existant date de 2019.

Pour la capacité de contrôle interne, le constat est que le ministère dispose d’un manuel de procédures non vulgarisé. Il est aussi constaté que le ministère ne dispose pas du code d’éthique et déontologie du personnel, d’outil pour l’évaluation des risques mais aussi d’un référentiel d’audit interne, ce qui handicape l’efficacité du contrôle interne réalisé par le service d’inspection au sein du ministère.

Répondant à la question des postes vacants qui ne sont pas remplacés à temps, le ministre Prosper Dodiko a signalé que le ministère compte recruter 232 ingénieurs et bacheliers et que l’autorisation a été accordée par le Gouvernement. Il a ajouté que le ministère compte remplacer les  cadres et techniciens manquants.

Les députés ont voulu savoir aussi ce que le ministère prévoit pour trouver solution au problème liés aux semences et fertilisants non disponible à temps alors que la saison culturale avance. Sur ce, le ministre a dit que le ministère va mettre en place une commission pour mener des études sur les semences et les engrais afin d’éviter des retards.

Le premier vice-président de l’Assemblée Nationale, Mme Sabine Ntakarutimana, a demandé au ministre de trouver solution à toutes les questions qui lui ont été posées, notamment celles liées à l’agriculture et à l’élevage. Les députés ont aussi demandé à ce ministre de suivre de près les projets réalisés par les partenaires via le ministère, pour qu’ils puissent contribuer au développement de la population et du pays.