• dim. Avr 21st, 2024

Les besoins non satisfaits, à l’origine d’une démographie galopante au Burundi, selon un expert

ByAdministrateur

Oct 18, 2023

BUJUMBURA, 11 octobre (ABP) – A la deuxième journée des activités du forum de haut niveau des femmes leaders, organisé depuis lundi, le 9 octobre 2023, à Bujumbura par l’Office de la première dame pour le développement au Burundi (OPDAD), différentes présentations ont été faites sur la planification familiale et la maîtrise démographique, ainsi que des panels de discussions interactives riches, animés par différents experts. Ces derniers tournaient autour de la réduction des naissances.

Le directeur du programme national de la santé de la reproduction, Dr Ananie Ndacayisaba  a fait savoir qu’il faut s’attaquer aux besoins non satisfaits en matière de planification familiale et de réduction des naissances.

Ceci sous-entend le nombre ou le pourcentage des femmes mariées ou en union qui sont fécondes et qui souhaitent espacer ou arrêter d’avoir une grossesse, après avoir eu le nombre souhaité d’enfants, mais qui n’utilisent pas actuellement de méthode de contraception suite à plusieurs raisons. Avec les besoins non satisfaits qui s’élèvent aujourd’hui à 30%, a-t-il expliqué, figure le taux de chômage très élevé surtout chez les jeunes.

                                                                                                      Vue partielle des femmes leaders

Par rapport aux causes associées à la faible adhésion à la planification familiale dont les rumeurs, le manque d’information, les pressions sociales et familiales ou encore le manque de soutien des partenaires, l’éducation est une priorité mais aussi et surtout une pierre angulaire pour qu’il y ait un changement de mentalité.

A cet effet, a-t-il suggéré, les priorités sont surtout le renforcement des programmes d’autonomisation de la femme à travers l’éducation qui est la pierre angulaire, le relèvement de son statut socio-économique et le changement des mentalités ou normes sociales qui maintiennent la femme dans un statut inférieur à celui de l’homme.

Au cours de ce même forum, il y a eu des échanges d’expériences avec d’autres pays. Selon Athanase Nzokirihisha, expert au FNUAP, trois pays à savoir le Rwanda, le Malawi et l’Ethiopie, sont parmi d’autres ayant enregistré des progrès remarquables si du moins on considère ce que la contraception peut apporter de positif.

La première dame de Zanzibar, Maliam Mwinyi a profité de cette opportunité pour parler de son expérience via sa fondation  dénommé « Maisha bora », qui signifie une vie de qualité. Elle n’a pas manqué de souligner les bienfaits de consommer la plante dénommée seaweed qui se développe au bord des mers et océans, tout en faisant remarquer sa haute valeur nutritive. Mme Mwinyi a, en outre, recommandé aux femmes leaders de suivre les méthodes contraceptives.