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ABP - Agence Burundaise de Presse

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Faible taux d’adhésion au planning familial

ByAdministrateur

Oct 18, 2023

BUBANZA, 9 oct (ABP) – Le faible taux d’adhésion au planning familial est une triste réalité en province Bubanza (Nord-Ouest), et une des causes de la pression démographique. Ceci occasionne pas mal de conséquences néfastes dans la société, a-t-on appris, lors de l’atelier sur le développement des stratégies de plaidoyer politique, sur la santé sexuelle reproductive, qui a été organisé par l’ONG locale « Twitezimbere », du 5 au 6 Octobre, en province Bubanza.

Les participants à cette rencontre ont soulevé pas de conséquences entre autres l’exiguïté des terres arables, des conflits fonciers, effectifs pléthoriques dans des écoles, la pauvreté qui produit des enfants de la rue et autres, a-t-on appris sur place.

Les données du Bureau Provincial de la Santé, montrent qu’en 2022, le taux d’adhésion aux méthodes contraceptives modernes, était à 28.5% dans le district sanitaire de Mpanda, et à 16.2% au district sanitaire de Bubanza. Les causes de ce manque d’engouement sont le manque d’informations correctes, qui conduit aux rumeurs contre ces méthodes contraceptives modernes, la divergence entre conjoints, des croyances religieuses qui restent contre ces méthodes, des us et coutumes burundaises qui font que le sexe reste tabou, l’insuffisance des centres de santé amis des jeunes ainsi que l’ignorance.

Le chef de cabinet du gouverneur de la province Bubanza, Jean Bosco Nduwimana, de même que la représentante de l’ONG locale Twitezimbere, Dr Annick Gahimbare, ont plaidé pour la mise en place d’une loi spécifique en matière de la planification familiale, qui fixerait le nombre d’enfants par ménage. Ils ont appelé tous les acteurs à sensibiliser la population sur les conséquences néfastes de la pression démographique, et sur le bien-fondé de l’utilisation de ces méthodes contraceptives modernes. Le chef de cabinet du gouverneur de la province Bubanza a promis l’implication de l’administration, afin que ce taux d’adhésion aux méthodes contraceptives, augmente

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.