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Le système des Nations Unies s’engage à accélérer la mise en œuvre des ODDs

ByAdministrateur

Nov 2, 2023

BUJUMBURA, 26 oct (ABP) – Le Coordonnateur résident a.i du Système des Nations Unies, au Burundi, M. Abdou Dieng et les membres de l’équipe pays de l’Organisation des Nations unies (ONU) au Burundi, ont animé, mercredi, le 25 octobre 2023, à Bujumbura, une conférence de presse pour communiquer sur le travail des agences du Système des Nations Unies au Burundi.

C’était à l’occasion de la célébration de la journée des Nations Unies, laquelle journée est célébrée le 24 octobre de chaque année, depuis l’entrée en vigueur de la Charte des Nations unies en 1945.

Cette journée a été célébrée au Burundi sous le thème « Les Nations unies et le gouvernement s’engagent à accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) au Burundi ».

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a, à travers le message y relatif publié le 24 octobre 2023, fait remarquer que la Charte des Nations Unies est, avant tout, ancrée dans la détermination de surmonter les divisions, de restaurer les relations mis à mal et de bâtir la paix. Elle est également ancrée dans la détermination d’ouvrir de nouvelles perspectives et de ne laisser personne de côté, d’assurer la justice, l’égalité et l’autonomisation des femmes et des filles, ainsi que d’apporter une assistance vitale à ceux qui sont dans le besoin.

« En cette journée des Nations Unies, mettons tous nos espoirs et notre détermination au service du monde meilleur auquel nous aspirons. Engageons-nous à bâtir un avenir digne du nom de notre indispensable organisation. Notre monde est divisé. Nous pouvons et nous devons être des Nations Unies », a souligné M. Antonio Guterres.

Après avoir rappelé le rôle du système des Nations Unies au Burundi, le Coordonnateur résident a.i de ce dernier, Abdou Dieng, a invité les différents membres de l’équipe-pays de l’ONU à présenter leurs agences, chacun en ce qui le concerne et ses secteurs d’intervention.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé, Dr. Xavier Crespin a signalé que le paludisme reste la première cause de morbidité et de mortalité au Burundi, avec une incidence de 537,6%. La prévalence de la malnutrition chronique est estimée à 55,8% et une malnutrition aiguë globale est estimée à 4,8%. Le choléra, la rougeole, la poliomyélite et le Covid-19 constituent des menaces importantes de santé publique pour le pays, a-t-il ajouté.

Il a, par ailleurs, noté que le pays a connu une légère amélioration de certains indicateurs clés ces dix dernières années. Le taux de mortalité maternelle est passé de 500 à 334 décès maternels pour 100000 naissances vivantes, le taux de mortalité infanto-juvénile est passé de 96 à 78 décès pour 1000 naissances vivantes, tandis que le taux de mortalité néonatale est passé de 31 à 23 décès pour 1000 naissances vivantes, a-t-il révélé.

                                                Vue partielle des représentants des agences onusiennes

Dr. Xavier a fait savoir que des efforts supplémentaires sont attendus pour atteindre les cibles des ODD d’ici 2030, c’est-à-dire, 140 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes et 12 décès néonatals pour 1000 naissances vivantes. Il a souligné que le mandat général de l’OMS est de promouvoir la santé, d’assurer la sécurité mondiale et de servir les personnes vulnérables afin que chacun, partout dans le monde, puisse atteindre le plus haut niveau de santé et de bien-être.

Pour sa part, le représentant de la FAO (Food and Agriculture Organization), M. Dademanao Pissang Tchangai, a rappelé que l’intervention de la FAO s’articule sur trois domaines prioritaires, afin de guider son partenariat et son appui au gouvernement. Il s’agit de l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers l’augmentation des productions agricoles, animales, forestières et halieutiques, de la gestion durable des ressources naturelles et du renforcement de la résilience face aux changements climatiques, ainsi que du renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles.

Au cours de la séance des questions-réponses, presque toutes les questions des professionnels des médias se sont articulées sur la mise en œuvre des ODD et l’apport des agences onusiennes dans la mise en œuvre de la vision 2040 et 2060. A la question de savoir si le Burundi pourra être en mesure d’éradiquer la pauvreté quitte à ce que chaque bouche ait suffisamment de quoi manger, le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Mathieu Ciowela, a répondu que tout est possible s’il y a la volonté car, a-t-il expliqué, il y a des pays qui ont pu renverser la tendance, en l’occurrence, les pays asiatiques.