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Ouverture de la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre

ByAdministrateur

Déc 2, 2023

BUJUMBURA, 30  nov (ABP)La directrice générale de la promotion de la femme et de l’égalité du genre au ministère de la Solidarité nationale,  des Affaires sociales, du Genre et des Droits de la Personne humaine, Mme Donatienne Girukwishaka a ouvert, mercredi le 29 novembre, les activités de la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Cette campagne a été organisée par l’International Rescue Committee (IRC), en collaboration avec le ministère en charge du genre et des droits humains, avec le financement de l’Union Européenne. Elle s’inscrit dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée le 25 novembre de chaque année.

Dans son discours, Mme Girukwishaka a rappelé que le ministère a mis en œuvre le programme de lutter contre les violences basées sur le genre en installant cinq centres de prise en charge des victimes des violences basées sur le genre dans cinq provinces du pays à savoir Gitega, Makamba, Cibitoke, Rumonge et Muyinga.

Mme Girukwishaka a souligné que les violences perpétrées contre les femmes et les filles constituent l’une des violences des droits humaines les plus graves et les plus répandues au monde. De plus, ces violences entraînent de graves conséquences physiques, économiques et psychologiques pour les victimes, à court et à long terme, entravant leur participation pleine et égale à la vie en société. Elle a aussi déclaré que les violences faites par les filles et les femmes sont une maladie de société dont il faut des efforts pour la guérir. La communauté toute entière à un rôle à jouer tant dans la prévention que dans la guérison, a-t-elle souligné.

Elle a, en outre,  expliqué  que ces violences se passent  en famille, en milieux scolaires, en milieu du travail, dans les espaces publics,  avec de graves répercussions sur la vie des victimes. Elle a invité tout un chacun à  faire la sensibilisation dans la communauté pour que tout le peuple burundais lutte   contre ce fléau.

De son côté, l’ambassadrice de l’Union Européenne au Burundi, Mme Elisabetta Pietrobon a fait savoir que ces violences empêchent les femmes et les filles de contribuer au développement de leur pays. C’est pourquoi elle a invité la population burundaise à lutter contre ces violences dans la communauté, en milieu scolaire et de travail.