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Une jeune fille déterminée à protéger l’environnement en fabricant des emballages biodégradables

ByAdministrateur

Déc 18, 2023

CIBITOKE, 13 déc (ABP) – Consciente du problème de chômage chez les jeunes diplômés et du danger des sachets plastiques pour l’environnement, Mlle Divine Irambona, lauréate en nutrition humaine et 4e enfant d’une famille nombreuse, s’est créée du travail et contribue à la protection de l’environnement.

Dans ses innovations de création d’une entreprise de fabrication d’emballages biodégradables, la jeune nutritionniste de formation a été inspirée par ce qu’elle avait appris à l’école, en rapport avec la sécurité alimentaire et les causes des changements climatiques. Cette entrepreneure d’une vingtaine d’années, a révélé à l’ABP, avoir abandonné son premier rêve de cabinet nutritionnel avec objectif d’aider des personnes souffrant de l’excès des protéines et lipides, pour plutôt contribuer avant tout dans la protection de l’environnement, qui devrait être une priorité de tout citoyen.

Elle a affirmé qu’elle arrive à une production de vingt emballages biodégradables par jour. Elle a commencé fin 2022, par broyer du bananier dans un simple pilon, pour produire une seule feuille de papier (format A4) par jour. Par après, elle a postulé et gagné un concours communal du programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes (PAEEJ), fin de février 2023. Ainsi, elle a utilisé le crédit décroché, pour s’acheter une machine mécanique, et associer trois autres jeunes, pour débuter son entreprise dénommée « Trans-Eco », sise à son domicile, à la 7e transversale de Cibitoke, en commune Rugombo, a-t-on appris sur place.

Avec un personnel permanent de quatre unités et un veilleur, près de 500 emballages biodégradables sont en moyenne produits chaque mois, pour un montant estimé à plus de 720.000 Fbu. En outre, pour parvenir à rembourser le crédit, le plus tôt possible, l’entreprise Trans-Eco s’approvisionne aussi en rouleaux de papier kaki, qu’elle coupe et plie en de petits emballages composables qu’elle vend aux pharmacies et aux producteurs de la bouillie, a-t-elle signalé.

Cette deuxième activité fait rentrer chaque mois 600.000 francs burundais et plus. De ce fait, l’entrepreneure nous a avoué qu’elle parvient à rembourser facilement le crédit contracté, s’acheter de la matière première constituée des déchets de bananiers, et payer régulièrement les salaires du personnel.

Mlle Irambona a révélé à l’ABP qu’elle ne cherche pas à être embauchée ailleurs, mais plutôt envisage avoir ses plantations de bananeraie, s’acheter des machines plus performantes, et embaucher d’autres jeunes, ainsi produire plus de rouleaux pour ses emballages biodégradables.

Dans sa vision, d’ici cinq ans, elle compte s’acheter un terrain suffisant, trouver d’autres matières premières variées, mais aussi réduire à zéro l’utilisation des sachets plastiques, qui sont toxiques et interdits dans son pays. Pour y arriver, elle plaide pour une formation en papeterie, et veut aussi accroître son marché d’écoulement, surtout au niveau local, où les gens de la place ignorent la qualité des produits fabriqués localement.