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La pauvreté, une cause ultime qui freine les enfants Batwa d’aller à l’école

ByAdministrateur

Jan 23, 2024

BUJUMBURA, 22 jan (ABP) – Plus de 80 jeunes étudiants Batwa ont terminé leurs études dans les différentes Universités, selon le représentant légal de l’association « Unissons-nous pour la promotion des Batwa (UNIPROBA) », M. Emmanuel Nengo, lors d’une interview accordée, à l’ABP, vendredi, le 19 janvier 2024.

M. Nengo a remercié le ministère de l’Education nationale et de la Recherche scientifique, qui s’est engagé de soutenir les enfants Batwa, en leur octroyant chaque année du matériel scolaire.

Ledit ministère, a-t-il indiqué, a enlevé les barrières aux élèves Batwa qui réussissent au concours de la 9ème année, en leur octroyant une opportunité d’être orientés dans les écoles à régime d’internat avec gratuité des frais de scolarisation.

Ces appuis ont augmenté le nombre des enfants Batwa qui fréquentent à l’école, selon M. Nengo.

Lors cet entretien, il a signalé que la cause ultime qui empêche les parents Batwa d’envoyer leurs enfants à l’école est la pauvreté car, plusieurs familles de cette communauté se concentrent seulement sur l’activité de poterie, alors qu’il y a d’autres activités comme le petit commerce, l’agriculture, l’élevage et d’autres projets qu’ils peuvent réaliser.

Sur ce, il les a interpellés de retrousser les manches et de travailler pour le bien de leurs enfants et pour soutenir la vision du président de la République de faire du Burundi, un pays émergent en 2040 et développé en 2060, ajoutant que les autochtones sont comme les autres Burundais.

Il a lancé un appel aux jeunes Batwas d’innover dans le domaine de la poterie, en fabriquant non seulement les marmites mais aussi les pots de fleurs, des assiettes, les gobets et des carreaux avec l’argile, ce qui pourra augmenter le prix de ces produits.

Il a, par ailleurs, invité les autochtones de créer leurs emplois comme les autres et d’adhérer dans les coopératives surtout les jeunes, en vue d’éviter la pauvrette dans leurs familles car, l’union fait la force.

Il a recommandé le gouvernement du Burundi de soutenir les jeunes entrepreneurs Batwa comme les autres jeunes entrepreneurs car, certains jeunes intellectuels de cette communauté ont commencé des activités de génératrices de revenus.

         En matière culturelle et artistique, des autochtones burundais disposaient des valeurs culturelles ou pratiques qui risquent de disparaitre au Burundi. Il s’agit notamment du métier de forgeron, la médecine traditionnelle et la danse des hommes appelés Umuhimirizo, les festivités de mariage, l’habillement…

        Il n’a pas manqué de signaler que certains autochtones ont oublié leur langue ou dialecte appelé Igitwa   à cause de leurs milieux de vie. Et de témoigner que la disparition de ces valeurs serait une perte pour la culture burundaise.

       A cet effet, il a profité de cette occasion pour appeler la nouvelle génération des autochtones modernisées surtout les jeunes de ne pas abandonner complètement leurs valeurs culturelles, mais de les garder et mener la sensibilisation pour leur protection.