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Le gouvernement du Burundi réfute les allégations attribuées au président burundais par le gouvernement rwandais

ByAdministrateur

Jan 24, 2024

BUJUMBURA, 24 jan (ABP) – Le Gouvernement du Burundi a appris avec stupéfaction les allégations « non fondées et fallacieuses », attribuées sciemment au président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye, à travers un communiqué du gouvernement rwandais rendu public le 22 janvier 2024, basé sur des désinformations savamment entretenues par les propagandistes du régime rwandais.

A travers ce communiqué du gouvernement du Rwanda, les autorités rwandaises accusent le président Ndayishimiye que lors de sa rencontre avec la jeunesse congolaise en sa qualité de Champion de l’Union africaine (UA) pour la jeunesse, la paix et la sécurité, en date du 21 janvier 2024, au lendemain des cérémonies de l’investiture du président de la République démocratique du Congo (RDC), M. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, il a formulé plusieurs allégations visant à inciter à la division entre les Rwandais et à compromettre davantage la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs.

Stupéfait de ce communiqué émanant du bureau du porte-parole du gouvernement de la République du Rwanda, le gouvernement du Burundi a rendu public, le mardi 23 janvier 2024, un communiqué à travers lequel il réfute ces allégations et porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale que ces dernières sont une œuvre des esprits mal intentionnés qui propagent un miasme de désinformation qui isole, du contexte, les propos du chef de l’Etat Evariste Ndayishimiye.

En effet, le champion de l’Union Africaine pour l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, répondant à la préoccupation soumise à son intention sur la non-participation des jeunes rwandais dans les rencontres régionales, s’est engagé à organiser un cadre d’échanges pour les jeunes et a lancé un appel à leur participation inclusive, conformément à sa noble mission de promouvoir l’épanouissement de la jeunesse africaine, poursuit le communiqué.

D’après le gouvernement du Burundi, ces allégations constituent une propagande du gouvernement rwandais qui vise à distraire l’opinion nationale et internationale pour camoufler le véritable problème entre le Rwanda et le Burundi. « Le gouvernement du Burundi réaffirme son ferme attachement aux principes de non- ingérence dans les affaires intérieures des Etats pour autant qu’il soit doublé de réciprocité », rassure-t-on.

Par ailleurs, le gouvernement de la République du Burundi regrette qu’en dépit des efforts diplomatiques consentis depuis octobre 2020, le gouvernement rwandais n’a jamais honoré l’engagement pris d’extrader les putschistes de 2015, cerveau du groupe terroriste Red-Tabara qui ne cesse d’endeuiller le Burundi, ce qui constitue une attitude qui viole les prescrits de la Charte de l’Union africaine et l’Accord Cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région.

Le gouvernement du Burundi rappelle que ce groupe terroriste a déjà revendiqué les massacres contre des populations innocentes dont la majorité était des femmes et enfants à Kabarore, à Ruhagarika, à Gatumba et les jets de grenades dans les lieux publics comme les marchés et les transports en commun. De plus, le gouvernement du Burundi déplore les recrutements des réfugiés au Camp de Mahama pour être enrôlés dans le groupe terroriste Red-Tabara, en connivence avec le gouvernement rwandais.

Avant de clore, le gouvernement du Burundi prend à témoin la communauté internationale sur tous ces actes d’agression répétitifs orchestrés par le gouvernement rwandais contre le Burundi, en violation des principes de bon voisinage, et n’attend du gouvernement rwandais que l’extradition des putschistes de 2015, cerveau du groupe terroriste Red-Tabara.

« Sous le leadership éclairé du président de la République, Evariste Ndayishimiye, le gouvernement du Burundi réaffirme son engagement à œuvrer pour la paix, la sécurité et la stabilité régionale », rassure-t-on à travers ce communiqué signé par le secrétaire général de l’Etat, M. Jérôme Niyonzima.