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La population appelée à éviter les comportements qui les mettent en conflit avec la loi pour mieux avancer dans le développement

ByAdministrateur

Juin 10, 2024

RUYIGI, 4 juin (ABP) – La population de la province Ruyigi est appelée à éviter tout comportement de nature à les mettre en conflit avec la loi, entrainant ainsi des sanctions à leur égard.

Cet appel est lancé par le procureur de la république en cette province, M. Edouard Nigaba, à l’issue d’une retraite organisée samedi dernier avec les autorités de la police judiciaire et celles du parquet de la république, en province de Ruyigi, en vue d’évaluer le pas déjà franchi dans le domaine du respect des droits des prisonniers et des personnes poursuivies par la loi.

Au cours de cette retraite, le procureur de la république en province Ruyigi a fait savoir que le respect des droits des personnes détenues est une réalité dans cette province, selon les rapports du monitoring des cachots dans les commissariats communaux de cette province, faits par l’ONG pour la protection des prisonniers Ntabariza.

Il a en outre précisé que ces autorités judiciaires et policières venaient de prendre connaissance de cette restitution et qu’ils en étaient très heureux que Ntabariza, une organisation non gouvernementale qui milite   et plaide pour les droits des prisonniers, ait affirmé que « nous sommes à une étape à une étape très satisfaisante que toutes les procédures   d’arrestation et d’emprisonnement se font toujours dans le respect de la loi. »

 

M. Jean Marie Nshimirimana

Le président de l’association non gouvernementale pour le respect des droits des prisonniers, M Jean Marie Nshimirimana apprécie positivement cette étape déjà franchie par les autorités judiciaires dans cette province et leur souhaite d’aller de l’avant, ajoutant que la province Ruyigi devrait servir d’exemple pour les autres provinces en matière du respect des droits des personnes emprisonnées.

Il a souligné qu’ils ont constaté que seul un individu ou deux au maximum était détenu dans un cachot, alors qu’il était fréquent de rencontrer plus de 50 individus entassés dans un cachot initialement prévus pour 10 personnes au maximum. Pour lui, il faut que d’autres responsables judiciaires suivent le modèle et mettent en pratique l’ordre du président de la République qui dit que l’emprisonnement ne doit pas être la première sanction à infliger aux fautifs, mais plutôt le dernier recours pour les hors la loi.

Ces deux autorités ont donné des conseils à la population de se garder de commettre des actes réprimés par la loi. Comme l’a indiqué le procureur de la République, les cas les plus graves qui parviennent fréquemment aux autorités de la police judiciaire et du parquet et qui entrainent l’emprisonnement sont : des assassinats, des viols et violences basées sur le genre, les vols qualifiées.

Ils ont également demandé à ce que la population d’éviter de croire dans des pratiques de la sorcellerie et de l’obscurantisme car, elles entrainent des règlements de compte qui aboutissent à des crimes de sang qui sont réprimés par la loi.

Les autorités judiciaires et policières de cette province ont renouvelé l’engagement de lutter pour la garantie des droits des personnes poursuivies par la loi et ceux des personnes emprisonnées