MUKAZA, 20 déc (ABP) – Le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage, à travers l’Office Burundais pour la Protection de l’Environnement (OBPE), a organisé du 18 au 19 décembre 2025, un atelier national de validation du Rapport d’Inventaire National des gaz à effet de serre. Cet atelier s’inscrit dans le cadre des projets de la Quatrième Communication Nationale sur les changements climatiques (QCNCC) et du Premier Rapport Biennal de Transparence (BTR1), conformément à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et à l’Accord de Paris.
S’exprimant à cette occasion, le secrétaire permanent au ministère de l’Environnement, M. Emmanuel Niyungeko, a indiqué que l’inventaire des gaz à effet de serre est une étude essentielle permettant d’évaluer la contribution d’un pays au réchauffement planétaire, résultant des émissions anthropiques. Il a souligné que, grâce à cet exercice, le Burundi contribue à la mise en œuvre de l’objectif commun de l’Accord de Paris et de la CCNUCC, tel que défini dans leurs articles 2, visant à éviter toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.
Selon lui, il s’agit du cinquième inventaire national des gaz à effet de serre réalisé par le Burundi. Cet inventaire a été élaboré dans le cadre de deux projets majeurs : la Quatrième Communication Nationale sur les changements climatiques et le Premier Rapport Biennal de Transparence, ce dernier ayant été soumis en octobre 2025 au secrétariat de la CCNUCC. Il constitue également une actualisation de quatre inventaires nationaux antérieurs, intégrés dans le premier rapport Biennal Actualisé soumis en 2022, la Troisième Communication Nationale soumise en 2019, la Deuxième Communication Nationale soumise en 2009, ainsi que la Communication Nationale initiale soumise en 2001.
Niyungeko a précisé que cet inventaire est inclusif, car sa préparation a impliqué l’ensemble des parties prenantes définies dans le système national d’inventaire des gaz à effet de serre, institué par le Décret N°100/206 du 28 septembre 2021. Il couvre cinq secteurs clés, à savoir : l’Énergie, les Procédés industriels et l’utilisation des produits (PIUP), l’Agriculture, la Foresterie et les Déchets.
Les estimations des émissions anthropiques ont été réalisées à l’aide du logiciel du GIEC (2006), conformément aux lignes directrices mises à jour en 2019, pour la période 2005 à 2023, selon la disponibilité des données.
Pour sa part, la directrice de l’Environnement, Mme Rénilde Ndayishimiye, a indiqué que l’objectif principal de cet atelier est de clôturer les activités du projet relatif au Rapport Biennal de Transparence, couvrant la transparence climatique, la transparence de l’appui et la transparence de l’action.
Elle a rappelé que le Burundi, en tant que partie ayant ratifié la CCNUCC et l’Accord de Paris, doit respecter ses engagements internationaux. Elle a également précisé que le Rapport Biennal de Transparence a déjà été transmis au secrétariat de la CCNUCC et qu’il est publié sur les plateformes officielles de la Convention depuis le 6 octobre 2025. Démarré en 2023, le projet arrive ainsi à son terme, marquant la clôture officielle des activités.
Selon Mme Ndayishimiye, cette démarche permettra non seulement de montrer comment le Burundi honore ses engagements climatiques, mais aussi de renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers, désireux d’accompagner le pays dans des projets de résilience climatique et de développement à faible émission de carbone.

