KAYANZA, 22 déc (ABP) – Les jeunes, en particulier ceux vivant avec un handicap de la commune Kayanza en province Butanyerera (nord), affirment être discriminés lors des recrutements, sous prétexte qu’ils ne seraient pas aptes.
Ils dénoncent cette exclusion comme une injustice infondée, soulignant qu’ils ont, eux aussi, les compétences nécessaires pour accomplir les mêmes tâches que les autres .Ils ont demandé d’être traités au même pied d’égalité avec les personnes non handicapées. Ces propos ont été tenus lors d’un atelier de deux jours organisé depuis jeudi le 18 décembre 2025 par le ministère ayant l’emploi dans ses attributions, à travers l’Office Burundais de l’Emploi et de la Main-d’œuvre (OBEM).
De son côté, Denise Minani, directrice de l’emploi et de la main-d’œuvre à l’OBEM, a fait noter que si les jeunes en général ont du mal à accéder à l’emploi, c’est notamment à cause de la minimisation du travail et du salaire pour certains postes , du manque de persévérance, ainsi que de la non-concordance entre les formations reçues et les offres d’emploi disponibles. Elle a proposé aux jeunes de changer de mentalités et de monter des projets qu’ils peuvent eux-mêmes entreprendre.
Cet atelier de deux jours a vu la participation des jeunes dont certains encore en quête d’emploi provenant de différentes collines de la commune Kayanza. Mme Denise Minani, a précisé que cet atelier vise à échanger l’expérience et à sensibiliser les jeunes sur la façon dont ils peuvent se créer de l’emploi du fait qu’il y en a bien sûr selon que l’on est instruit ou non.
Mme Minani a indiqué que les jeunes font toutefois face à des défis. Elle cite entre autres les filières organisées dans les écoles et les enseignements dispensés ne cadrant pas avec le milieu ou la situation du marché du travail et l’esprit de vouloir gagner la vie sans toutefois fournir beaucoup d’efforts. Elle parle aussi du manque de persévérance, de la minimisation du travail et/ou du salaire, le manque d’informations sur d’éventuels emplois disponibles dans la localité. Enfin, c’est le manque d’engouement pour l’apprentissage des métiers, la non-maîtrise des langues ainsi que l’abandon scolaire.
Mme Minani a promis que ce genre d’atelier d’échanges d’expériences et de sensibilisation se poursuivra jusqu’au niveau des zones afin de toucher le plus grand nombre possible de jeunes.

