RUYIGI, 28 jan (ABP) – Une délégation de la coopération belge, conduite par M. Wim Schalebourg, coordonnateur Fragilité et Nexus, a visité, le mardi le camp de réfugiés de Busuma, pour constater l’ampleur des besoins humanitaires.
Accompagnés de représentants des ONG partenaires, les membres de la délégation ont parcouru les 90 quartiers du camp, comprenant chacun 48 maisons, sur une superficie de 120 hectares, la population refugiée étant estimée à 65.428. Les conditions de vie restent très précaires, ont souligné les responsables du HCR, en indiquant que le camp nécessite un agrandissement dans l’urgence pour garantir des conditions dignes.
Sur le terrain, les images sont éloquentes : des enfants jouent près des foyers improvisés tandis que des mères préparent de maigres repas. « Ici, nous avons besoin de tout : eau potable, soins de santé et nourriture suffisante », confie Marie, une réfugiée tenant son bébé endormi.
Wim Schalebourg a échangé avec les réfugiés et recueilli les explications de Carole Habiyaremye du HCR, qui assurait la visite guidée. Les discussions ont porté sur l’accès aux soins, les besoins alimentaires et les conditions sanitaires précaires.
La délégation a ensuite tenu une réunion dans une salle de l’école fondamentale de Busuma, afin de compiler les observations et préparer les décisions sur l’aide que la Belgique pourrait apporter.
La délégation s’est ensuite rendue à l’hôpital de district de Ruyigi, référence pour les camps de Busuma, Bwagiriza et Nyankanda. Renovât Ndayizeye, directeur de l’établissement, a indiqué que l’hôpital est les saturé. « Nous recevons les patients locaux et ceux des camps. Nos lits sont saturés, nos équipements limités et le personnel épuisé », a-t-il expliqué.
Oscar Minyurano, gestionnaire de l’hôpital, a ajouté : « Certaines femmes enceintes nécessitant des soins urgents se heurtent au manque de lits et aux pénuries de médicaments. Les patients doivent parfois attendre des heures, et nous faisons tout notre possible pour ne laisser personne sans soins. »
Les échanges avec les autorités locales et les responsables des ONG ont permis d’identifier les besoins les plus urgents : renforcement des infrastructures, augmentation du personnel médical et approvisionnement en matériel et médicaments.
Pour M. Schalebourg, l’observation directe sur le terrain est essentielle : « À notre retour à Bruxelles, nous tiendrons une réunion pour décider de l’aide concrète que le Royaume de Belgique apportera, afin d’améliorer le bien-être des réfugiés congolais de Busuma ».

