GITEGA, 30 jan (ABP) – Les sénateurs burundais, réunis en assemblée plénière le jeudi 29 janvier 2026, ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant modification de la loi organique N° 1/27 du 9 décembre 2021 portant missions, organisation, composition et fonctionnement de la police nationale du Burundi (PNB).
La séance a vu la présence du ministre de l’intérieur du développement communautaire et de la sécurité publique, Leonidas Ndaruzaniye qui avait représenté le gouvernement pour exposer ledit projet de loi et apporter des éclaircissements aux interrogations des sénateurs.
Dans son exposé des motifs, le ministre Ndaruzaniye a relaté les principales innovations apportées dans ce projet de loi, précisant que leurs objectifs rentrent dans la ligne droite de la réforme administrative initiée par le gouvernement. Parmi ces innovations l’on citerait entre autre la suppression des commissariats régionaux de police, le passage des commissariats provinciaux de police de 18 à 5 et ceux des communes de 119 à 42.
Quant aux groupements mobiles d’intervention rapide, ils se sont multipliés couvrant chacun 2 à 3 communes. 451 postes de police coïncidant avec les zones administratives sont créés pour renforcer la police de proximité et chaque poste de police compte autant d’antennes que de besoin. Chaque poste de police comprend deux services techniques, à savoir la police de sécurité intérieure et la police judiciaire.
Au chapitre des échanges, le ministre Ndaruzaniye est intervenu sur une question se rapportant à l’efficacité des groupements mobiles d’intervention rapide sur 2 ou 3 communes devenues vastes avec la réforme administrative. Au cas où une telle situation se présenterait, outre que le groupement est constitué d’éléments spécialement formés pour intervenir efficacement, a-t-il dit, il n’est pas exclu que d’autres groupements plus proches puissent prêter main forte.

Quant à la question de répartition des antennes de police, le ministre précisé que le déploiement des effectifs repose sur des critères classiques : le taux de criminalité, la densité démographique, le trafic ou l’activité économique intense ainsi que la surveillance des points sensibles (établissements scolaires, hôpitaux, banques et marchés)

