GITEGA, 6 fév (ABP) – L’ombudsman burundais, Aimée Laurentine Kanyana, a présenté mercredi, le 4 février 2026, aux membres du sénat réunis en assemblée plénière, le rapport annuel 2025.
D’emblée, elle a indiqué que la médiation constitue la mission première de l’institution à sa charge. Elle a précisé que du 22 novembre 2024 au 22 novembre 2025, cette institution a enregistré 746 dossiers de réclamation, totalisant 1133 plaignants dont 426 femmes et 707 hommes. A ces 746 plaintes s’y sont ajoutées 30 autres non clôturées en 2024, soit 776 dossiers analysés et traités en 2025.
Le nombre de plaignants dépasse le nombre de dossiers, car une plainte peut concerner plusieurs plaignants. De ces dossiers, a-t-elle clarifié, le ministère en charge de la justice, vient en tête avec 653 plaintes. Comme motifs, elle a cité notamment la lenteur dans le traitement des dossiers judiciaires, des décisions judiciaires manifestement injustes, l’inexécution des décisions judiciaires et des emprisonnements opérés en violation des procédures légales.

En deuxième position, Kanyana a évoqué que le ministère de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique a totalisé 79 plaintes, d’après son rapport. Cette situation a émané de l’abus de l’autorité et des manquements administratifs, a-t-elle expliqué. Elle a émis des recommandations pour remédier à la situation dont entre autres la poursuite de la politique de désengorgement des maisons de détention, le suivi des responsables administratifs dans tous les secteurs de la vie nationale pour qu’ils travaillent en efficience et avec efficacité dans la mise en œuvre de la mission leur confiée.
Pour conclure, elle a fait savoir que l’institution de l’ombudsman projette d’élaborer et mettre en œuvre un plan sectoriel de contribution de l’ombudsman à l’atteinte de la vision du pays, le Burundi émergent en 2040 et développé en 2060.
Au chapitre des échanges, les sénateurs ont manifesté des sentiments d’appréciation du rapport susmentionné.
Aux sénateurs ayant réclamé le respect de la constitution quant au quota qui revient aux femmes dans la gestion de la chose publique, Kanyana a recommandé aux femmes de briller davantage par des œuvres d’envergure nationale pour rehausser plutôt ce quota.

