NTAHANGWA, 19 fév (ABP) – Les femmes ont été invitées à surmonter les barrières culturelles et psychologiques, afin de s’imposer dans le domaine du numérique. C’était lors des échanges organisés en marge du Forum régional sur la gouvernance de l’Internet des pays d’Afrique centrale, tenu à Kigobe.
Selon les intervenantes, les femmes disposent de mêmes capacités et opportunités que les hommes dans le secteur du numérique et ne devraient pas se sous-estimer. Elles ont insisté sur la nécessité pour les femmes de poser des actes concrets leur permettant de dépasser les obstacles qui freinent leur participation dans ce domaine stratégique.
S’exprimant à cette occasion, Adinambe Epse Atangana Cécile, vice-coordinatrice du Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI) au Cameroun, a souligné que le numérique constitue un outil indispensable pour l’autonomisation des femmes. Elle a fait savoir que, grâce aux technologies numériques, une femme peut gérer simultanément ses responsabilités familiales, professionnelles et sociales, tout en restant dans un même lieu.
Pour sa part, Michelle Mukeshimana, responsable d’un centre de technologies de l’information à l’Institut de technologies numériques (ITN) de l’Université du Burundi, a indiqué que les pesanteurs socioculturelles constituent encore un frein majeur à l’engagement des femmes dans le numérique. Elle a expliqué que beaucoup de femmes estiment, à tort, que ce secteur n’est pas fait pour elles et qu’elles doivent se limiter aux tâches domestiques.
Elle a, à cet effet, appelé les femmes burundaises à rechercher l’information et à saisir les opportunités existantes, tout en exhortant les hommes à soutenir et encourager les femmes dans le domaine du numérique.
Illustrant les capacités des femmes dans ce secteur, BILO’O épse OWOUDOU Hélène, coordinatrice du FGI Femmes au Cameroun, a cité l’exemple d’une femme qui a développé une application permettant aux établissements scolaires de conserver les diplômes. Grâce à cette innovation, les anciens élèves peuvent obtenir leurs diplômes en ligne, après paiement des frais requis sans toutefois faire des déplacements.

Les intervenantes ont, enfin, encouragé les femmes africaines à approfondir leurs recherches, à renforcer leurs compétences et à apprendre des langues étrangères, en particulier l’Anglais, qui reste un outil incontournable dans le domaine du numérique, afin de mieux accéder à l’information et aux opportunités offertes par les technologies de l’information et de la communication

