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Validation du 7e rapport national sur la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique

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Fév 26, 2026
Directeur général de l'OBPE, Berhmans Hatungimana

MUKAZA, 25 fév (ABP) – Le Ministère de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, à travers l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE), a organisé du 23 au 24 février 2026 à Bujumbura, un atelier consacré à la validation du septième rapport national du Burundi sur la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique. Cet atelier était destiné aux différentes parties prenantes engagées dans la protection de la biodiversité.

Dans son discours d’ouverture, l’assistant du ministre en charge de l’Environnement, Léonard Butoyi, a rappelé que le Burundi, en ratifiant cette convention, s’est engagé à mettre en œuvre toutes les actions nécessaires pour protéger sa riche biodiversité. La conjugaison des efforts avec ceux des autres pays afin de préserver la biodiversité biologique au niveau mondial était au centre d’intérêt.

D’après lui, le septième cycle de rapportage, constitue une évaluation de la mise en œuvre des objectifs nationaux liés à la protection des écosystèmes et des espèces. Il s’appuie sur des données scientifiques afin d’orienter efficacement les politiques environnementales du pays.

De son côté, le directeur général de l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE), Berchmans Hatungimana, a indiqué que la soumission périodique des rapports relatifs aux conventions internationales, permet au pays de respecter les engagements pris lors de leur ratification.

Il a signifié que le septième rapport met en lumière l’état actuel de la protection de la biodiversité au Burundi. Il met également en exergue les besoins réels nécessitant l’appui des partenaires techniques et financiers.

Ce rapport évalue également les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. L’atteinte des objectifs nationaux de la Stratégie et des Plans d’actions nationaux pour la biodiversité, révisés et alignés sur ce cadre mondiale et aussi évaluée.

Hatungimana a précisé que ce cadre repose sur 25 cibles que les pays signataires sont appelés à mettre en œuvre et sur lesquelles ils doivent régulièrement rendre compte afin de permettre une évaluation rigoureuse des progrès accomplis par chaque pays.

Il a ajouté que l’analyse de ces 25 cibles a permis de constater que le Burundi a enregistré des avancées notables dans la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique. Toutefois, certaines insuffisances subsistent, notamment pour les actions nécessitant des financements externes. D’autres activités, ne requérant pas de ressources financières importantes, peuvent néanmoins être menées grâce aux efforts nationaux.

Il a profité de cette occasion pour exhorter les partenaires techniques et financiers à aligner davantage leurs appuis sur les cibles définies dans le cadre mondial, dans le but de renforcer efficacement la protection de la biodiversité.

Hatungimana a en outre indiqué que dans le passé, certains appuis ne contribuaient pas suffisamment à l’amélioration des indicateurs évalués dans les rapports nationaux. D’où l’importance de se référer aux cibles prioritaires ainsi qu’à la vision nationale, car ces dernières intègrent pleinement les enjeux environnementaux et de conservation de la biodiversité.

vue partielle des participants

Après analyse des 25 cibles, révélant des progrès réels, les participants ont validé le rapport, qui sera transmis au secrétariat de la Convention.

Signalons que ce rapport a été élaboré avec la contribution de plusieurs institutions nationales, notamment l’Université du Burundi (UB), l’École normale supérieure (ENS), l’ISABU, ainsi que des organisations de la société civile engagées dans la protection de la biodiversité et des droits des peuples autochtones.