NTAHANGWA, 24 fév (ABP) – La Police nationale du Burundi (PNB) et la Police nationale congolaise (PNC) organisent, du 24 au 27 février 2026, à Bujumbura, un atelier technique dédié au renforcement de la coopération sécuritaire entre les deux pays. Les échanges se focalisent sur le rétablissement de l’autorité de l’Etat et la résilience des institutions publiques et des communautés locales face aux enjeux frontaliers.
Dans son mot de bienvenue, l’Inspecteur général adjoint de la PNB, le général-major Ndayiziga Emmanuel, a rappelé les bonnes relations bilatérales entre le Burundi et la République Démocratique du Congo (RDC), illustrées par de nombreux accords de coopération. Il a notamment évoqué l’accord de sécurité signé en mars 2023, dont l’objectif central est le partage d’expériences, d’expertises et la formation mutuelle des forces de l’ordre.
Ndayiziga a souligné que les deux nations partagent des frontières terrestres et maritimes particulièrement poreuses. Cette situation favorise les passages clandestins, où des individus franchissent les limites territoriales sans documents de voyage officiels pour s’établir de part et d’autre de la frontière, a-t-il fait remarquer.
La recrudescence des menaces, telles que le crime organisé, les trafics illicites (biens, armes, drogues et êtres humains) ainsi que le terrorisme, représente un défi majeur pour la stabilité et le développement régional. Ces phénomènes tirent profit des failles du contrôle frontalier, des disparités réglementaires et d’un déficit de coordination entre les institutions nationales, a-t-il ajouté.
De son côté, le représentant de la PNC, Yoka E. Ikotama Freddy, a indiqué que ces travaux visent essentiellement à consolider la stabilité commune. Il a précisé que la sécurité frontalière dépasse la simple délimitation territoriale : elle constitue le socle de la quiétude des populations et de la prospérité des échanges commerciaux.
Prenant la parole au nom du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), partenaire financier de l’événement, Jonas Mfoutie a félicité les autorités des deux pays pour cette initiative. Selon lui, cet atelier apporte des réponses concrètes aux problématiques frontalières en vue d’une coopération renforcée entre le Burundi et la RDC.
Au terme de ces quatre jours, les participants devraient définir des stratégies communes dans trois domaines clés : la formation, le renseignement et la gestion des flux migratoires. Les objectifs spécifiques incluent le développement d’une synergie transfrontalière durable, le renforcement des mécanismes de surveillance et l’amélioration de la traçabilité des réseaux criminels.

