CIBITOKE, 15 mai (ABP) – Dans le cadre de ses missions, de protection et promotion des droits de l’homme avec rôle consultatif, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), a organisé le 13 mai 2026, au chef-lieu de la commune Cibitoke, en province Bujumbura, une réunion des acteurs et partenaires œuvrant en matière de protection et promotion des droits de l’homme.
L’objectif de la réunion étant l’échange et le partage de l’information entre les acteurs de la chaîne pénale afin d’en tirer des propositions et des solutions pour faire cesser les cas de violations des droits de l’homme observés. La réunion va également aider à mener ensemble des actions visant à prévenir les situations ou actions susceptibles d’augmenter les risques et les menaces contre les droits de l’homme.
Pour le commissaire Issa Ntambuka qui a représenté le président de la CNIDH, il s’agissait d’une retraite entre la CNIDH, la chaîne pénale, et l’administration, pour renforcer la synergie entre eux, en matière de droits de l’homme.
En plus d’une prise de contact avec les nouveaux responsables judiciaires et administratifs, après la nouvelle restructuration des provinces et communes, les participants ont échangé des informations, analysé les défis rencontrés sur terrain et identifié ensemble les pistes de solutions durables, s’est réjoui le commissaire Ntambuka.
Le thème du jour était « Respect des règles de la procédure pénale pour les personnes en détention : une protection des droits de la personne humaine ». Me. Égide Rushanuka, qui a fait la présentation, a conclu que le respect de la procédure pénale pour les personnes en détention est la garantie concrète de la protection des droits de l’homme.
Il a précisé qu’avec le respect de la procédure pénale, cette dernière sera considérée comme bouclier contre l’arbitraire, la dignité ne s’interrompt pas avec la liberté et l’efficacité de la justice dépend.
Cela étant, des défis majeurs auxquels se heurte la police judiciaire ont été inventoriés et des pistes de solutions ont été proposées. Il s’agit notamment du manque du matériel de bureau, manque de moyens de déplacement pour les transferts des détenus et les inspections des cachots, des bureaux et cachots non appropriés, faible capacité intellectuelle de certains OPJ, et ingérence de certains administratifs dans le traitement des dossiers pénaux en main des OPJ.
Quant au conseiller politique du gouverneur de la province Bujumbura, Cléophas Nizigiyimana, dans son discours d’ouverture de la réunion, face aux cas de violations des droits de l’homme observés ici et là, il est de la responsabilité collective des acteurs et partenaires des droits de l’homme d’agir avec diligence, professionnalisme et engagement. Il a insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre les institutions judiciaires, les forces de sécurité, l’administration, et les organisations de la société civile.
Au nom de l’administration en province Bujumbura, il a réaffirmé l’engagement à accompagner toutes les initiatives visant à promouvoir la justice, la paix sociale, et le respect des droits de l’homme.

