MUKAZA, 21 mai (ABP) – L’organisation CARE Burundi a organisé le jeudi 21 mai 2026 à Bujumbura, une journée de réflexion consacrée à l’engagement du secteur privé pour appuyer la digitalisation et l’inclusion financière, appris l’ABP sur place.
S’exprimant à cette occasion, Nicecode Nkurunziza, spécialiste en autonomisation économique des femmes au sein de CARE Burundi, a indiqué que cette activité visait à échanger sur les succès, les réalités, les opportunités ainsi que les actions à entreprendre afin de renforcer l’inclusion financière des groupements de femmes et des associations d’épargne-crédit de manière générale.
Elle a fait savoir que depuis près de vingt ans, CARE Burundi travaille avec les groupements d’épargne-crédit. Selon elle, l’organisation collabore actuellement avec d’autres acteurs qui encadrent ces groupements, en synergie avec la Banque centrale qui a récemment mis en place une réglementation régissant ces associations d’épargne et de crédit.
Mme Nkurunziza a expliqué qu’au fur et à mesure de leur croissance, ces groupements ont besoin de produits financiers plus avancés que ceux disponibles au sein de leurs structures internes. « Au départ, les groupements fonctionnent grâce aux cotisations des membres et octroient de petits crédits destinés aux activités génératrices de revenus. Mais à un certain moment, ils grandissent et ressentent le besoin d’être connectés à des institutions financières formelles capables de leur offrir des services financiers adaptés », a-t-elle précisé.
Elle a ajouté que cette journée de réflexion a réuni différentes institutions financières, notamment des banques, des institutions de microfinance ainsi que des établissements de paiement, dans le but d’échanger et d’influencer ces acteurs du secteur privé à développer ou adapter des produits financiers répondant réellement aux besoins des femmes membres des groupements d’épargne-crédit.

Selon Mme Nkurunziza, cette rencontre a également constitué une occasion d’échanger sur les expériences positives déjà enregistrées dans la collaboration entre les femmes et les institutions financières, mais aussi sur les défis persistants. Elle a souligné que les échanges ont permis d’explorer les rôles des différents partenaires afin de promouvoir une collaboration et une synergie dans l’adaptation des produits financiers à cette catégorie de bénéficiaires.
Elle a par ailleurs indiqué qu’une plateforme des acteurs d’encadrement des groupements d’épargne et de crédit, récemment reconnue par la Banque centrale, a également présenté ses activités et ses capacités, tout en exprimant son souhait de poursuivre la collaboration avec les institutions financières.
Les femmes membres des groupements d’épargne-crédit ont, elles aussi, partagé leurs expériences avec les institutions financières présentes dans leurs localités. Certaines ont évoqué des succès enregistrés grâce à cette collaboration, tandis que d’autres ont soulevé différents défis rencontrés.
Mme Nkurunziza a enfin interpellé les institutions financières à travailler davantage sur l’innovation et l’adaptation des produits financiers afin de répondre efficacement aux besoins des femmes regroupées au sein des associations d’épargne et de crédit.

