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Le manque d’équipements freine la fréquentation des centres de métiers en province de Buhumuza

ByAdministrateur

Juil 20, 2026
Une des jeunes reçoit in certificat de formation

CANKUZO, 16 juil (ABP) – Le manque de matériels didactiques et d’enseignants qualifiés limite la fréquentation des centres d’enseignement des métiers dans la province de Buhumuza, ont indiqué mercredi des responsables administratifs et du secteur de l’éducation lors du lancement du projet « Dufise Kazoza Keza » à Cankuzo.

Mis en œuvre depuis juin 2026 par la Fédération luthérienne mondiale (FLM), en partenariat avec Spring Communities, le projet est exécuté dans les centres d’enseignement des métiers des communes de Cankuzo et de Muyinga.

Il prévoit de former 300 jeunes afin de renforcer leurs compétences professionnelles et de faciliter leur insertion socio-économique.

Le chef de cabinet du gouverneur de la province de Buhumuza, Salvator Bigirimana, a indiqué que plusieurs centres de métiers de la province fonctionnent avec des équipements insuffisants. Certaines zones, comme Gitanga, ne disposent pas encore de tels centres, tandis que d’autres font face à un manque d’enseignants qualifiés, a-t-il ajouté.

Selon lui, ces difficultés découragent les jeunes de s’inscrire dans les filières professionnelles et contribuent, dans certains cas, à leur départ vers les pays voisins à la recherche d’un emploi. Il a estimé que le projet « Dufise Kazoza Keza » pourrait offrir de nouvelles perspectives en permettant aux bénéficiaires de créer leurs propres activités ou d’accéder plus facilement au marché du travail.

Le représentant du ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique chargé de l’enseignement des métiers, Avite Nsengiyumva, a indiqué que le gouvernement entend renforcer la formation professionnelle afin de mieux préparer les jeunes aux besoins du marché de l’emploi.

Vue partielle des participants

Il a précisé que les formations accorderont une place importante à la pratique. Selon lui, environ 80 % du temps de formation sera consacré aux stages en entreprises ou dans des sociétés partenaires, contre 20 % pour les enseignements théoriques.

La représentante de la Fédération luthérienne mondiale, Martine Nibasumba, a indiqué que 60 % des 300 bénéficiaires du projet sont des femmes. Outre les formations techniques, les jeunes recevront des cours d’éducation financière, un accompagnement en mentorat ainsi qu’un appui à leur insertion socio-économique pendant les deux années de mise en œuvre du projet.

La cérémonie a également été marquée par la remise de certificats à des jeunes ayant achevé une formation de trois mois en entrepreneuriat.