CANKUZO, 22 août (ABP) – Les participants à un atelier consacré à la transparence et à la redevabilité ont recommandé que tout leader fautif soit interpellé et sanctionné conformément à la loi. L’atelier, organisé les 20 et 21 août à l’intention des leaders de la province de Buhumuza, était animé par le cabinet de l’Ombudsman du Burundi, en collaboration avec le Netherlands Institute for Multiparty Democracy (NIMD).
Les échanges ont porté sur la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité d’associer davantage la population à la gestion des affaires publiques.
« Se réunir entre leaders pour évaluer la situation sécuritaire est une bonne chose, mais il est beaucoup plus important de prévoir un temps d’échange avec la population », ont-ils souligné.
Ils ont été également appelé à éviter le favoritisme et à exercer leurs fonctions dans l’intérêt de tous. Les leaders qui ne font pas preuve de transparence doivent être interpellés et, si nécessaire, sanctionnés conformément à la loi, a précisé Pascal Mbonyiyeze, chef de cabinet de l’Ombudsman du Burundi.
Mbonyiyeze a en outre indiqué que ce genre d’atelier permet aux responsables, à tous les niveaux, de mieux comprendre et de s’approprier les principes de bonne gouvernance. Il a ajouté que ces rencontres constituent un cadre de dialogue entre les autorités administratives, la société civile, les confessions religieuses et la population.
Les participants ont, par ailleurs, demandé au gouvernement d’accroître les moyens alloués aux différents secteurs afin de permettre la réalisation de projets de grande envergure et de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement du pays.

