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Trois ans de prison requis contre deux hommes pour trafic illicite de café à Muyinga

ByAdministrateur

Sep 21, 2026

MUYINGA, 2 sept (ABP) – Une peine de trois ans d’emprisonnement assortie d’une amende d’un million de francs burundais a été requise contre deux hommes lors d’une audience publique tenue le 31 août 2026 au Tribunal de grande instance (TGI) de Muyinga.

Les prévenus, le veilleur Willy Niyonzima et le chauffeur Mohamed Rwasa, sont poursuivis pour leur implication présumée dans un trafic illicite de café. Ils avaient été arrêtés dans la nuit du 24 août 2026.

Au cours de cette audience, le procureur de la République près le TGI de Muyinga a accusé les deux prévenus d’atteinte à l’économie nationale pour avoir participé à l’exportation illégale de café vers la Tanzanie.

Selon le ministère public, Mohamed Rwasa a été arrêté par le comité mixte de sécurité près d’une maison en construction appartenant aux héritiers d’une personne nommée Masayi, dans le quartier Swahili. Il se trouvait à bord d’un véhicule de type Probox qui chargeait une tonne de café, soit dix sacs de 100 kilogrammes, destinée à être acheminée clandestinement vers la Tanzanie.

Niyonzima Willy a, quant à lui, été arrêté sur le lieu où le café avait été saisi. Il est accusé d’avoir contribué au stockage de produits faisant l’objet d’un commerce illicite.

Dans une autre maison appartenant à une personne nommée Rashidi, d’autres produits ont également été découverts. Il s’agissait notamment de sachets « Ubupiri », de 288 boîtes de produits phytosanitaires et de plusieurs bidons vides dégageant une odeur de carburant. Le procureur a indiqué que Rashidi ne s’était pas présenté devant la justice pour répondre des faits qui lui étaient reprochés. Il a demandé que l’ensemble de ces produits soient vendus au profit de l’État.

Une motocyclette découverte sur les lieux a également été saisie. Elle aurait été utilisée par une personne identifiée sous le nom d’Ibra, qui a pris la fuite. Le ministère public a demandé que cette motocyclette soit également vendue au profit de l’État.

Les deux prévenus ont reconnu les faits qui leur sont reprochés et demandé la clémence de la justice. Le procureur de la République a alors requis contre chacun d’eux une peine de trois ans d’emprisonnement et une amende d’un million de francs burundais.

Selon l’article 830 du code pénal, toute personne reconnue coupable d’atteinte à l’économie nationale est passible d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million de francs burundais.

Par ailleurs, le véhicule utilisé dans cette opération de contrebande a été soumis au paiement d’une somme de 600 dollars américains avant sa restitution à son propriétaire, Japhet Coyishakiye. Il a été établi que ce dernier n’avait pas participé à l’opération.

Le procureur a également demandé que les produits saisis soient vendus pour contribuer au paiement de l’amende relative à une deuxième tonne de café. Selon les aveux du chauffeur Rwasa Mohamed, cette quantité avait également été exportée illicitement vers la Tanzanie.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour une durée de deux jours.