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La CEJP appelle à mettre fin à l’écocide par le développement durable

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Sep 23, 2026
Le secrétaire exécutif de la CEJP, l’Abbé Emile Ndayizigiye

MUKAZA, 6 sept (ABP) – La Commission Épiscopale Justice et Paix (CEJP) du Burundi a organisé, vendredi 4 septembre à Bujumbura, une conférence-débat sur la lutte contre l’écocide et la sauvegarde de la création, sous le thème : « Mettons fin à l’écocide en empruntant la voie du développement durable, la seule voie écologique, en invitant chacun à faire sa part ».

Cette conférence-débat s’inscrivait dans le cadre de la Journée nationale pour la sauvegarde de la création, célébrée chaque année le premier samedi du mois de septembre, à la suite d’une décision de l’Assemblée extraordinaire de la Conférence des Évêques Catholiques du Burundi, tenue en octobre 2025, a constaté l’ABP sur place.

Lors de cette conférence, le secrétaire exécutif de la CEJP, l’Abbé Emile Ndayizigiye, a indiqué que l’homme, créé à l’image de Dieu, a reçu la mission de protéger la création dont il fait lui-même partie. Il a souligné que l’homme, doté d’intelligence et de volonté, doit veiller sur les biens mis à sa disposition par Dieu et se comporter comme un intendant appelé à rendre compte de sa gestion au Créateur, au lieu de se considérer comme un « petit dieu » pouvant gérer la création à sa manière.

L’abbé Ndayizigiye a déploré les dommages causés à la terre, considérée comme la maison commune de toutes les créatures, notamment à travers les actions humaines qui détruisent les écosystèmes et compromettent les conditions de vie. Selon lui, les populations sont appelées à une conversion tant personnelle que collective, à travers une éducation environnementale permettant de connaître les actions concrètes à mener. Cette éducation, a-t-il précisé, doit commencer dès le bas âge dans les familles et les écoles afin d’amener les enfants et les jeunes à comprendre leur responsabilité dans la sauvegarde de la création.

Au Burundi, la situation environnementale est également préoccupante, a-t-il fait remarquer, citant notamment le débordement du lac Tanganyika qui entraîne une perte progressive des terres et contraint certaines populations à se déplacer. Il a rappelé que des phénomènes similaires se sont notamment manifestés à Gatumba et dans d’autres localités.

« Nous avons causé des dommages à notre mère, la terre, qui nous loge et nous nourrit. Étant malade et fragile, nous le sommes à notre tour », a-t-il indiqué.

Pour l’Abbé Ndayizigiye, la protection de l’environnement constitue un combat qui dépasse les clivages politiques, ethniques et régionaux, puisqu’il concerne directement la terre que les Burundais partagent et qui les unit.

Il a appelé à mener ce combat collectivement, soulignant que les efforts de chacun sont nécessaires, tant au niveau national qu’international, pour sauvegarder la création et réparer les dommages déjà causés à l’environnement.

Il a enfin invité la population burundaise à passer des discours aux actions concrètes, chacun devant agir dans son milieu et unir ses efforts avec ceux des autres lorsque les défis dépassent les capacités individuelles.

Selon lui, la mise en commun des efforts contribuera à préserver la planète et à créer les conditions nécessaires à la réalisation de la vision d’un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060, la terre constituant la base sur laquelle repose toute activité humaine.