NTAHANGWA, 5 sept (ABP)-L’ assemblée nationale s’est réunie, vendredi le 4 septembre 2026 au Palais des Congrès de Kigobe, sous l’égide de son président, Daniel Gélase Ndabirabe, pour analyser et adopter le projet de loi portant ratification de l’accord de coopération signé à Addis-Abeba, le 12 février 2026 entre la République du Burundi et celle d’Angola, relatif à l’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service.
Le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et de la Coopération au développement, Edouard Bizimana, qui a représenté le gouvernement, a indiqué que cet accord vise notamment à renforcer les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Au cours des échanges, les députés ont notamment demandé pourquoi l’accord concerne uniquement les titulaires de passeports diplomatiques et de service. Ils ont également soulevé des questions relatives à la langue utilisée, aux conditions de vie des Burundais déjà présents en Angola, ainsi qu’à d’autres aspects liés à la mise en œuvre de cet accord.
En réponse, M. Bizimana a expliqué que cet accord constitue une première étape. Il a indiqué que des dispositions pourraient être envisagées ultérieurement en faveur des titulaires de passeports ordinaires, dont les détenteurs sont plus nombreux à se rendre dans ces pays pour des raisons professionnelles.
Concernant le moyen de communication, le ministre Bizimana a estimé que la langue ne devrait pas constituer un défi majeur, compte tenu des progrès des technologies avancées pouvant faciliter actuellement la compréhension des différentes langues.
Dans son allocution, le président de l’Assemblée nationale, Daniel Gélase Ndabirabe, a recommandé au ministre ayant les affaires étrangères dans ses attributions de sensibiliser et de former les citoyens sur l’utilisation appropriée des différents types de passeports, afin que ceux-ci soient utilisés dans l’intérêt du pays et des bénéficiaires.
Selon lui, » pour ceux qui veulent quitter le pays natal, il n’y a pas de problème mais, ils doivent le signaler pour que le pays sache quelle direction choisie. » La raison est claire, c’est d’éviter des problèmes familiaux dont des décès et autres conflits d’intérêts. A l’issue des échanges et débats, les députés ont adopté à l’unanimité ce projet de loi relatif à cet accord.

