MUKAZA, 4 sept (ABP) – Le ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, Dr Alain Ndikumana, en collaboration avec le ministre en charge des Infrastructures, Egide Nijimbere, et la secrétaire permanente au ministère ayant la Justice dans ses attributions, Rosalie Nahishakiye, a organisé jeudi 3 septembre 2026 à Bujumbura, une réunion du comité technique chargé du projet de recensement des propriétaires de parcelles et de propriétés. La rencontre était consacrée à l’évaluation de l’état d’avancement du projet de numérisation des titres fonciers.
Dans son discours, le ministre chargé des Finances a annoncé qu’un recensement spécifique sera organisé à l’intention des personnes vivant dans des quartiers viabilisés mais ne disposant pas encore de titres fonciers. Cette opération devrait leur permettre d’obtenir, par la suite, des titres fonciers numérisés et sécurisés.
Selon le Dr Ndikumana, la numérisation des titres fonciers contribuera à renforcer la protection des citoyens. Une grande partie des litiges traités par le ministère de la Justice concerne en effet les conflits fonciers. Elle permettra également au gouvernement de disposer de données foncières fiables. Ces données devraient faciliter la planification des actions publiques et contribuer à une meilleure gestion des problèmes liés au foncier, a-t-il indiqué.
Le ministre a, par ailleurs, appelé les propriétaires de terrains et de parcelles situés dans les communes concernées par le recensement à collaborer avec les agents chargés de cette opération afin de faciliter son bon déroulement.
De son côté, le directeur général de l’Institut de statistiques et d’études économiques du Burundi (INSBU), Nicolas Ndayishimiye, a indiqué que le recensement des parcelles et de leurs propriétaires est en cours et se déroule globalement bien, malgré certaines difficultés.
Il a notamment cité le cas des personnes ne disposant pas de titres fonciers. Certains propriétaires refusent également de se faire recenser en raison de fausses informations selon lesquelles l’opération entraînerait la confiscation de leurs terrains.
M. Ndayishimiye a également évoqué l’insuffisance des effectifs dans les quartiers périphériques et le long des axes routiers. Les zones inondées ou sinistrées constituent également une difficulté, tout comme le recensement des propriétaires vivant dans la diaspora.
Pour relever ces défis, il a proposé de sensibiliser davantage la population, notamment à travers des annonces dans les églises. Il a également recommandé la mise en place d’une plateforme permettant de regrouper les membres de la diaspora afin de faciliter les échanges et le recensement de leurs parcelles.
Après un mois de recensement, plus de 81 000 parcelles ont déjà été recensées, a fait savoir le directeur général de l’INSBU. Il a précisé que l’opération devra se poursuivre pendant encore un mois.
Concernant les demandes de titres fonciers, le directeur des Titres fonciers et du Cadastre national, Salomon Nibigira, a indiqué qu’à la fin de la semaine dernière, près de 32 000 personnes avaient déjà déposé leurs dossiers de demande de titres fonciers classiques.
Ces demandes ont permis de collecter des recettes estimées à 18 milliards de FBu, a-t-il précisé. Il a demandé le renforcement des effectifs afin de permettre aux services concernés de mener à bien ce travail.
Au cours des échanges, les participants ont convenu de poursuivre la sensibilisation de la population à l’importance de faire enregistrer leurs parcelles et d’obtenir des titres fonciers.
Le ministre en charge des Finances, M. Ndikumana a remercié les membres des différents comités chargés de la mise en œuvre de ces activités. Il a appelé les citoyens à répondre favorablement à l’appel du gouvernement à faire enregistrer leurs parcelles et leurs terrains et à obtenir des titres fonciers afin de sécuriser leurs biens.

