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Appel à investir dans la petite enfance pour préparer l’avenir du Burundi

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Oct 6, 2026
La Première dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye

MUGERE, 30 sept (ABP) – La première Dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, a procédé mercredi 30 septembre 2026 à l’ouverture d’un atelier consacré à la capitalisation des acquis du projet modèle de développement de la petite enfance, mis en œuvre dans l’ancienne province de Kayanza de 2024 à 2026, avec le financement du Royaume des Pays-Bas et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Dans son discours, Mme Ndayishimiye a comparé l’enfant à une plante ou à un champ que chaque parent doit entretenir et arroser régulièrement afin de lui permettre de bien grandir.

Elle a appelé les parents à accorder une attention particulière à l’alimentation, à la santé et à l’éducation des enfants, soulignant que ceux-ci constituent l’avenir du pays et contribueront à son développement.

La première Dame a également invité les parents à assurer aux enfants une alimentation adéquate et équilibrée afin de favoriser leur croissance et leur bonne santé. Elle les a aussi exhortés à leur inculquer une éducation et des valeurs leur permettant de devenir des citoyens responsables.

« Un enfant bien éduqué est un capital pour le pays, la famille et la communauté », a-t-elle souligné. Elle a insisté sur le fait que l’éducation et la prise en charge des enfants constituent une base du développement national.

Elle a, par ailleurs, salué les initiateurs du projet mis en œuvre à Kayanza. Elle les a encouragés à poursuivre cette initiative dans les autres communes du pays, afin de sensibiliser davantage les parents à l’importance du suivi de la santé et du développement des enfants dès leur plus jeune âge.

De son côté, le ministre de la Santé publique, Fidèle Nkezabahizi, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer le développement intégré de la petite enfance, considéré comme un investissement essentiel dans la construction du capital humain.

Il a indiqué que les premières années de la vie constituent une période déterminante pour le développement de l’être humain. Selon lui, investir dans cette période permet d’agir simultanément sur la santé, la nutrition, le développement cognitif et affectif, la protection de l’enfant ainsi que son environnement.

Le ministre Nkezabahizi a rappelé que le développement de la petite enfance constitue une priorité du gouvernement, en cohérence avec la stratégie nationale multisectorielle de développement de la petite enfance 2021-2027 et son plan opérationnel 2024-2027.

L’objectif, a-t-il précisé, est de faire en sorte que chaque enfant burundais bénéficie, dès ses premières années de vie, des conditions nécessaires à son développement, à sa santé, à sa protection et à son plein épanouissement.

Pour sa part, la représentante de l’UNICEF au Burundi, France Bégin, a indiqué que le projet modèle de développement de la petite enfance, axé sur les mille premiers jours de la vie et mis en œuvre dans l’ancienne province de Kayanza, constitue une expérience pouvant servir de référence pour la mise à l’échelle des services intégrés de développement de la petite enfance au Burundi.

La représentante de l’UNICEF au Burundi, France Bégin

Mis en œuvre pendant 18 mois dans 99 collines de l’ancienne province de Kayanza, le projet a ciblé plus de 25.800 enfants de moins de deux ans et plus de 63.000 enfants de moins de cinq ans, au sein d’une population de plus de 353.000 habitants.

Selon les résultats présentés, près de 77.800 enfants de moins de cinq ans, dont 25.800 âgés de moins de deux ans, ont bénéficié de services multisectoriels intégrés. Ces services comprenaient notamment l’obtention de certificats de naissance, le dépistage de la malnutrition aiguë, le suivi de la croissance, la supplémentation en micronutriments, la promotion d’une alimentation diversifiée ainsi que la stimulation précoce.

Le projet a également permis de renforcer les capacités de 359 acteurs communautaires dans les domaines des soins attentifs, de la prévention de la transmission mère-enfant et du dépistage nutritionnel.

Par ailleurs, 33.540 parents ont été sensibilisés à la stimulation précoce et à la parentalité positive, tandis que 30.758 ménages ont bénéficié de dispositifs d’eau et d’assainissement auto-construits.

Les services de néonatologie de l’hôpital de Kayanza ont également été réhabilités et renforcés, notamment grâce à l’installation d’un biodigesteur et à l’amélioration du système d’approvisionnement en eau.

Le projet a, en outre, contribué à intégrer le développement de la petite enfance dans les plans communaux de développement, grâce au plaidoyer mené auprès des autorités locales. Cet acquis est jugé important pour la pérennisation des interventions.