GITEGA, 30 sept (ABP) – Les sénateurs burundais réunis en assemblée plénière ont analysé et adopté, mardi le 29 septembre 2026, le projet de loi portant accès à l’information publique.
La séance a vu la présence de la ministre de la Communication et des Médias, Evelyne Butoyi, qui représentait le gouvernement pour défendre ledit projet de loi et éclairer les sénateurs sur les zones d’ombres qu’il contenait.
Dans son exposé des motifs, la ministre Butoyi a indiqué que le projet de loi en question vise à rendre l’administration plus transparente et redevable aux citoyens en donnant des moyens de contrôler l’action publique. Il vise également à aligner le Burundi sur les standards de l’Union africaine (UA) et des pays de la sous-région.
Elle a précisé que l’information dont il est question va au-delà de celle fournie à travers les médias. « Il s’agit plutôt de l’information au sens générique, détenue par les organismes publics et privés nécessaires à l’exercice ou à la protection d’un droit ou d’une liberté fondamentale », a-t-elle argumenté.
La ministre Butoyi a précisé que ces informations peuvent concerner différents aspects de la vie des citoyens et/ou de la nation. Elle a cité, entre autres, l’agriculture, l’élevage, la santé, le tourisme et les documents de voyage.
S’exprimant sur les innovations apportées par ce projet de loi, elle a indiqué que les citoyens auront accès aux informations qui leur permettront de prendre des choix éclairés dans le cadre de la vision nationale du Burundi, pays émergent en 2040 et développé en 2060.

Elle a ajouté que le projet de loi vise à cimenter et promouvoir la culture de la bonne gouvernance, de la transparence et de l’État de droit, piliers fondamentaux de l’action gouvernementale.
La ministre de la Communication et des Médias a aussi indiqué que ce texte vient matérialiser le contenu de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples dûment ratifiée par le gouvernement du Burundi et qui fait partie intégrante de la Constitution.
Concernant les frais exigés pour l’obtention de ces informations, les sénateurs ont émis le souhait de mettre en place une commission chargée de fixer ces tarifs.
La ministre Butoyi n’a pas retenu cette proposition. Elle a plutôt fait savoir que le coût d’un document contenant des informations dépendrait du support utilisé pour les mettre à disposition ainsi que du volume du document.

