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Le PAEEJ appelle les jeunes innovateurs à transformer leurs projets en moteurs de développement

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Oct 6, 2026
Le coordonnateur du PAEEJ, Pr Désiré Manirakiza, remettant le certificat à Grâce Maranatha, lauréate de la compétition

GITEGA, 28 sept (ABP) – Cinq projets innovants de jeunes ont été retenus, vendredi 25 septembre 2026, à l’issue de la cinquième édition du concours provincial des projets innovants des jeunes, organisée dans la province de Gitega (capitale politique et centre du Burundi) par le Programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes (PAEEJ). Au total, neuf projets représentant les neuf communes de la province ont pris part à cette compétition, a appris l’ABP sur place.

Le projet ayant obtenu le plus grand nombre de points est celui d’une imprimerie, présenté par l’entreprise Godly Business, représentée par Grâce Maranatha. Il a bénéficié d’un financement sous forme de prêt de 23 millions de francs burundais. Le deuxième projet, consacré à un studio multimédia, a été présenté par l’entreprise Gift Studio, représentée par Cadeau Keza et a obtenu un prêt de 21 millions de francs burundais.

Le troisième projet, consacré à la fabrication de briques cuites a été présenté par la coopérative Twiyungunganye Rutegama, représentée par Eric Nkunzimana. Il a bénéficié d’un prêt de 20 millions de francs burundais. Le quatrième projet, consacré à la production audiovisuelle et présenté par Amédée Michel Kwizera, a obtenu un prêt de 19 millions de francs burundais. Le cinquième projet, portant sur la maroquinerie, a été présenté par Alvella Kezakimana et a bénéficié d’un prêt de 17,5 millions de francs burundais.

À cette occasion, le coordonnateur du PAEEJ, le professeur Désiré Manirakiza, a appelé les bénéficiaires à travailler avec détermination, soulignant qu’ils font désormais partie des jeunes sur lesquels le Burundi compte pour contribuer à la réalisation de sa vision de développement. Il leur a recommandé de gérer les financements obtenus avec responsabilité. Il a précisé que le PAEEJ n’est pas une structure de police, mais que toute personne qui utiliserait abusivement les fonds pourrait faire l’objet de poursuites par les services compétents, notamment en vue du remboursement des sommes concernées.

Le professeur Manirakiza a également rappelé aux bénéficiaires que les sommes reçues ne constituent pas des dons, mais des prêts à rembourser. Il les a ainsi exhortés à utiliser judicieusement ces fonds afin de développer leurs projets et de générer des bénéfices. « Les projets que vous avez présentés, si vous les réalisez correctement, vous serez des témoins auprès de ceux qui ne connaissent pas encore l’importance du PAEEJ. Utilisez donc l’intelligence dont vous avez fait preuve dans la conception de vos projets afin d’atteindre les bénéfices et les objectifs que vous vous êtes fixés », a-t-il déclaré.

S’adressant à l’ensemble des jeunes ayant participé à la compétition, le coordonnateur du PAEEJ les a encouragés à prendre en main leur propre développement à travers leurs talents et leurs compétences. Il les a invités à ne pas rester les bras croisés dans l’attente d’un emploi public, estimant que le temps ne les attend pas. Il a également encouragé les candidats dont les projets n’ont pas été retenus à ne pas se décourager. Selon lui, la compétition se poursuivra l’année prochaine et d’autres opportunités pourront leur être offertes.

Par ailleurs, le responsable du PAEEJ a particulièrement insisté sur l’importance de l’implication des femmes dans les activités économiques. Il a rappelé aux femmes ayant participé à la compétition que l’accès aux ressources financières et à l’autonomie économique concerne aussi bien les femmes que les hommes.

« Femme, si tu veux lutter efficacement contre les violences basées sur le genre, commence par chercher ton propre argent et ton autonomie. Celui qui te donne de l’argent ou qui te nourrit chaque jour est souvent celui qui prend les décisions. L’argent n’est pas réservé aux hommes, il doit également être l’affaire des femmes », a-t-il souligné.

Le professeur Manirakiza a également appelé les bénéficiaires à faire de l’épargne une priorité afin de préparer un avenir meilleur pour leurs familles et les générations futures. Il les a invités à revoir certaines pratiques qui favorisent la dilapidation des ressources. Il les a notamment exhortés à éviter de se laisser guider par certains proverbes traditionnels, dont « amavuta y’umugabo ni ayamurayemwo », qui peuvent, selon lui, être interprétés comme une invitation à dépenser sans penser à l’avenir. « Si vous voulez progresser, commencez par vous débarrasser des anciennes mentalités qui encouragent les gens à gaspiller l’argent dont ils disposent », a-t-il conseillé.

Enfin, il a invité les jeunes bénéficiaires à se demander chaque jour ce qu’ils ont accompli pour contribuer au développement de leur famille et de leur pays. Il a souligné que l’avenir de leurs projets dépend notamment de leur propre engagement et de leur capacité à prendre des initiatives.