RUTANA, 2 oct (ABP) – Les jeunes filles devraient savoir que les rapports sexuels précoces peuvent avoir des conséquences néfastes sur leur santé, notamment l’exposition à différentes maladies ou aux grossesses non désirées. Elles sont ainsi appelées à se méfier de toute personne qui pourrait les entraîner dans de telles pratiques.
Ces propos ont été tenus jeudi 1er octobre 2026 par le conseiller de l’administrateur communal chargé des questions politiques, Jean Marie Butoyi, qui représentait l’administrateur communal lors d’une réunion avec les habitants des quartiers Kigwati et Mugembe.
Cette réunion s’inscrivait dans le cadre des descentes effectuées par la commune dans les différentes collines et quartiers afin de recueillir les préoccupations de la population, de chercher des solutions aux problèmes qui les hantent et d’échanger sur les activités de développement.
Butoyi Jean Marie a demandé aux parents de veiller à l’éducation de leurs enfants, particulièrement des jeunes filles, qui sont davantage exposées à certaines conséquences des rapports sexuels précoces. Il a expliqué que lorsqu’elles sont trompées ou incitées à avoir des rapports sexuels, elles peuvent être exposées à différentes conséquences, notamment les maladies, les grossesses non désirées et l’abandon scolaire.
Il a également indiqué que certaines de ces situations peuvent conduire à la maltraitance ou à l’abandon des enfants en raison des conséquences liées à ces pratiques.
Le conseiller de l’administrateur communal a également appelé les couples vivant ensemble sans être légalement mariés à régulariser leur situation dans les meilleurs délais, faute de quoi des mesures pourraient être prises. Il a par ailleurs conseillé aux jeunes hommes et aux jeunes filles de ne pas se précipiter dans des unions sans avoir célébré leur mariage conformément aux procédures légales et prêté serment devant l’autorité compétente.
Il a demandé aux parents de faire enregistrer rapidement les nouveau-nés dans les registres de l’état civil, dans un délai de 15 jours, et de faire également radier les personnes décédées dans le même délai. Il a précisé qu’au-delà de ces 15 jours, une autorisation de l’autorité provinciale est requise.
Dans le domaine du développement, Butoyi a encouragé la population à continuer à planter des avocatiers et des caféiers, soulignant que ces cultures leur seront bénéfiques à l’avenir.
Alors que l’Institut géographique du Burundi (IGEBU) a récemment annoncé des prévisions de fortes pluies, il a appelé la population à prendre les mesures nécessaires pour protéger les personnes et les biens. Il a notamment recommandé de creuser des courbes de niveau dans les endroits où elles n’existent pas et d’entretenir celles déjà aménagées.
Il a également conseillé aux habitants de renforcer les toitures de leurs maisons afin de les protéger contre les vents violents. Aux personnes vivant sur des terrains en pente, il a recommandé de creuser des rigoles autour des habitations afin de permettre aux eaux de ruissellement de s’écouler. Il a enfin demandé aux habitants des centres urbains de creuser des puisards dans leurs parcelles afin de recueillir les eaux provenant des toitures.
Les habitants ayant participé à la réunion ont apprécié ces conseils, tout en soulevant plusieurs préoccupations, notamment le manque d’eau, l’accès à l’électricité ainsi que l’absence d’agents de sécurité au centre de Birongozi. Concernant l’eau, ils ont demandé à être approvisionnés, soulignant que certains quartiers disposent déjà de l’eau alors que d’autres n’en bénéficient toujours pas.
S’agissant de l’électricité, le conseiller de l’administrateur communal chargé des questions politiques s’est référé aux explications données par le Directeur Général de la REGIDESO, Jean Albert Manigomba, selon lesquelles les difficultés d’approvisionnement en électricité seraient liées à l’insuffisance de l’eau dans les rivières.

