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Lancement d’un programme national de lutte contre la corruption et le détournement des biens publics

ByAdministrateur

Oct 28, 2026
Le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye

MUKAZA, 9 oct (ABP) -Le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye, a procédé, vendredi 9 octobre 2026, au lancement officiel de la mise en œuvre du programme national de lutte contre la corruption et le détournement des biens publics à l’intention des hauts cadres de l’état.

Dans son discours, le président Ndayishimiye a indiqué que la corruption tend à diminuer au Burundi, notamment grâce au renforcement de la collaboration entre les autorités et la population. Il a précisé que plusieurs personnes impliquées dans des actes de corruption ont été identifiées et arrêtées à la suite de dénonciations effectuées par des citoyens. Le chef de l’État a expliqué que le manque de volonté de travailler et la recherche de richesses sans effort figurent parmi les facteurs favorisant la corruption.

Il a ainsi appelé les Burundais à s’investir davantage dans les activités génératrices de revenus et les projets de développement. Il a également exhorté les fonctionnaires de l’État à exercer des activités productives en dehors de leurs heures de service. En outre, il a demandé aux fonctionnaires de l’État d’arriver tôt au travail et d’accomplir intégralement les heures de service prévues.

Il a par ailleurs dénoncé les comportements de certaines personnes qui entravent les initiatives des jeunes entrepreneurs en les empêchant de commercialiser leurs produits. Selon lui, ces pratiques freinent le développement économique, alors que les produits fabriqués par les jeunes contribuent à la croissance de différents secteurs. Il a invité les responsables des ministères à soutenir les jeunes entrepreneurs dont les initiatives peuvent contribuer à la création de richesses nationales.

Vue partielle des participants

Pour renforcer la lutte contre la corruption dans tous les secteurs, le président de la République a demandé aux membres du comité national de répertorier les personnes reconnues coupables de corruption et de les inscrire sur une liste noire. Il a insisté sur la nécessité de prendre des mesures à leur encontre, notamment leur révocation des fonctions publiques.

Il a également appelé les organisations de la société civile à ne pas recruter les personnes figurant sur cette liste, conformément aux mesures qui seront définies à leur encontre. S’agissant de la mobilisation des recettes publiques et des opérations d’importation et d’exportation, le chef de l’État a exhorté l’Office burundais des recettes (OBR) à rendre publics les prix des marchandises entrant et sortant du pays, afin de garantir la transparence des opérations douanières.

Il a déploré les irrégularités dans la perception des taxes et des impôts, estimant que les recettes publiques ne sont pas suffisamment reversées dans les caisses de l’État. Il a ainsi appelé les responsables de l’OBR à combattre les pratiques frauduleuses et la corruption, tout en veillant à la transparence dans l’exercice de leurs fonctions. Le président Ndayishimiye a également annoncé des mesures destinées à lutter contre les pratiques de certains agents qui bloquent les dossiers des investisseurs souhaitant entreprendre au Burundi.

Il a souligné que ces entraves découragent les investisseurs et constituent un obstacle au développement économique du pays. Le chef d’État a également souligné que la lutte contre la corruption doit être menée avec sérieux et dans un esprit de responsabilité, afin de contribuer à la réalisation de la Vision nationale d’un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060. Appelant l’ensemble des Burundais à s’engager dans cette lutte, il a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts pour parvenir à un Burundi « zéro corruption ».

Pour assurer la coordination des actions sur l’ensemble du territoire national, le chef de l’État a annoncé la mise en place d’un comité mixte regroupant les différents organes chargés de la lutte contre la corruption. Ce comité disposera d’antennes dans toutes les provinces afin de combattre la corruption à tous les niveaux et de poursuivre les personnes impliquées dans de telles pratiques. À la clôture des cérémonies, les membres du nouveau comité national chargé de lutter contre la corruption et le détournement des biens publics, placé sous la direction du président de la République, ont été présentés au public.