MUGERE, 13 oct (ABP) – Le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye, a honoré de sa présence, mardi 13 octobre 2026 à Bujumbura, le sommet international « Burundi, cœur de l’Afrique, lève-toi », placé sous le thème central « Lève-toi, sois éclairé, car ta lumière arrive », inspiré du livre du prophète Esaïe, chapitre 60 versets 1 à 3.
Cette rencontre, organisée par l’organisation New génération Burundi, en partenariat avec l’église Oasis Christian Center Burundi (OCC) vise à renforcer l’unité de l’église au Burundi et en Afrique.
Dans son allocution, le président Ndayishimiye a fait savoir que le Burundi a traversé des moments douloureux et une histoire difficile, marqués notamment par les conséquences de l’impérialisme occidental et par des événements qui ont profondément influencé le destin de la nation, notamment l’assassinat du prince Louis Rwagasore et celui du président Melchior Ndadaye. Malgré ces moments malheureux, le Burundi dispose actuellement de nombreuses sources d’eau ainsi que d’un patrimoine naturel précieux, qui mérite d’être protégé et valorisé. Selon lui, ces richesses nécessitent une protection et l’aménagement d’infrastructures adéquates.
Concernant le thème du jour, le président de la République a fait savoir que la vérité est un chemin vers la liberté. Il a insisté sur l’importance de rechercher la vérité, afin d’éviter les mensonges. Selon lui, au Burundi, il ne devrait pas y avoir de distinction fondée sur l’appartenance ethnique, car tous les citoyens sont des Barundi, unis par une même langue et une identité commune.

Le chef de l’Etat a indiqué que l’Afrique a de l’espérance ; elle ne doit pas succomber aux blessures du passé, mais plutôt les surmonter. Il a également souligné que les difficultés héritées de l’histoire, les conflits et les problèmes socio-économiques ont longtemps freiné le développement du pays.
Il a indiqué que les priorités du Burundi portent notamment sur la consolidation de la paix et de la stabilité, le renforcement de la réconciliation nationale et la mise en place des bases d’un développement durable. « Actuellement, il est temps de consolider ces acquis et faire en sorte que les richesses du pays profitent à tous les Burundais », a-t-il insisté, soulignant que les représentants des confessions religieuses sont également des acteurs du développement du pays. Il a ajouté que les participants à cette rencontre devraient en sortir enrichis spirituellement et être capables, à leur tour, d’aider d’autres personnes à trouver la guérison et la délivrance.
Pour sa part, Dieudonné Nahimana, représentant de l’église Oasis Christian Center et coordinateur de ce sommet, a fait savoir que cette rencontre a été placée sous le signe de l’unité de l’Église, de la réconciliation, de la formation des jeunes leaders et de la contribution des communautés chrétiennes à la paix et au développement de l’Afrique. Il a souligné la nécessité pour les responsables chrétiens africains de conjuguer leurs efforts, afin de répondre aux défis spirituels et sociaux auxquels le continent est confronté.
Nahimana a indiqué que le sommet repose sur cinq objectifs principaux. Les trois premiers consistent à renforcer l’unité de l’Église au Burundi et la réconciliation en Afrique, à contribuer à la guérison des blessures de l’histoire et à la réconciliation, ainsi qu’à promouvoir une vision spirituelle capable de transformer les individus et les sociétés. Le quatrième objectif porte sur la formation et l’accompagnement de la prochaine génération de responsables. Enfin, le cinquième objectif consiste à mobiliser les confessions religieuses en faveur du bien commun.
Signalons que ce sommet constitue une assise stratégique réunissant les pères spirituels, les pasteurs et les responsables de l’église, ainsi que les leaders chrétiens en Afrique.

