• mar. Nov 3rd, 2026

Lancement des activités de la chaîne de valeur maïs, dans le cadre du projet BRIDEP

ByAdministrateur

Nov 3, 2026
Vue partielle des participants à l'atelier de présentation des activités prévues sur la chaîne de valeur maïs, dans le cadre du projet BRIDEP

CIBITOKE, 19 oct (ABP) – Un atelier pour la présentation des activités de la chaîne de valeur maïs dans le cadre du Projet de développement intégré pour le Burundi et le Rwanda (BRIDEP), organisé par l’Institut International pour l’Agriculture Tropicale (IITA), en collaboration avec la province Bujumbura, a eu lieu 14 octobre, au chef-lieu de la commune Cibitoke, en province Bujumbura.

Christophe Gahungu, chercheur de l’IITA et travaillant sur la filière maïs a indiqué que l’objectif de l’atelier est le lancement des activités prévues sur la chaîne de valeur maïs, informer, et accueillir des informations ou des doléances des parties prenantes, telles que les institutions étatiques, l’administration locale, les producteurs des semences et les associations impliquées au niveau de la filière maïs, dans les six communes à savoir Bukinanyana, Cibitoke, Mugina, Bubanza, Mpanda et Ntahangwa.

Pour M. Gahungu, parmi les quatre filières du projet BRIDEP dont le maïs, le riz, le porc et la poule, l’IITA, en travaillant sur le maïs, vient résoudre les problèmes existants, comme celui d’approvisionnement, de disponibilité de semences en terme de hybrides appelées semences composites. Sur cette filière du maïs, le projet compte appuyer pour la production des semences de pré-bases.

A partir des souches auxquelles l’IITA va introduire des nouvelles variétés, les parties prenantes dont l’ISABU, l’ONCCS et les producteurs de semences vont sélectionner les variétés adaptées et les variétés qui sont productives avec un rendement meilleur, auxquelles elles vont être substituées avec les variétés existantes. Alors, ces variétés seront multipliées pour produire des pré-bases qui seront vendues ou distribuées aux producteurs de semences certifiées.

Ainsi les producteurs de semences vont les multiplier afin qu’ils produisent des semences certifiées, et les producteurs vont s’approvisionner chez eux. Le chercheur de l’IITA a précisé qu’à partir de l’année prochaine, ces producteurs de semences vont s’approvisionner à l’ISABU afin de produire les semences certifiées.

A la 3ème année, les producteurs auront des semences en quantité suffisante, sans pour autant recourir aux semences importées. En second lieu, le projet renforcera les capacités des producteurs des semences, sur la production des hybrides, qui est complexe et nouvelle, et on va les appuyer en formation, avec appui technique et financier, pour qu’ils puissent connaître comment produire les hybrides. C’est-à-dire, au premier temps, c’est l’appui pour la disponibilité des semences en quantité suffisante, même pour les saisons suivantes, a-t-on appris de ce responsable.

Il est prévu d’appuyer directement les producteurs avec un paquet d’engrais, semences, et produits phytosanitaires, l’année prochaine, après leur ciblage, a-t-il signalé.

Quant au représentant du ministère en charge de l’agriculture, Pacifique Niyinyitungiye, les objectifs présentés dans le cadre du projet sont ambitieux, et portent sur l’intensification de la production sur une superficie de 12000 hectares, l’atteinte de rendement d’au moins 6,5 tonnes par hectare et d’un accroissement annuel de la production d’environ 25000 tonnes, avec au moins 45000 ménages bénéficiaires directs.

Pour lui, la concrétisation de ces ambitions exige toutefois une mobilisation effective de tous les acteurs, et une attention particulière aux réalités rencontrées par les producteurs sur terrain.