MUKAZA, 17 oct (ABP) – L’Office burundais des recettes (OBR) a organisé, le jeudi 15 octobre 2026, un atelier d’échanges sur la détermination de la valeur en douane des marchandises importées et la simulation des droits et taxes applicables aux marchandises et aux véhicules.
L’activité était destinée aux contribuables, aux responsables des associations d’agences en douane et de transit ainsi qu’aux directeurs gérants des agences en douane.
Dans son discours, le commissaire général adjoint de l’OBR, Georges Bigirimana, a indiqué que cet atelier portait sur trois aspects principaux, à savoir les procédures de dédouanement, le fonctionnement du nouveau module d’évaluation en douane dénommé « ASYVAL » et l’utilisation des simulateurs des droits et taxes applicables aux marchandises diverses et aux véhicules. L’objectif est de renforcer la transparence et de faciliter les opérations de dédouanement. Il a rappelé que la valeur déclarée des marchandises constitue la base de calcul des droits et taxes. Lorsqu’elle est correctement établie, elle garantit l’équité entre les importateurs et contribue à la mobilisation des ressources nécessaires au financement des services publics.
Pour améliorer la gestion de la valeur en douane, l’OBR a mis en place le système ASYVAL, intégré à SYDONIA World. Cet outil permet de constituer une base nationale des valeurs en douane et de renforcer la transparence, l’harmonisation et l’équité dans le traitement des marchandises, conformément aux normes internationales.
Selon M. Bigirimana, les résultats obtenus sont significatifs. De janvier à mai 2026, ASYVAL a permis de procéder à des redressements de valeur à hauteur de 98,2 milliards de francs burundais, soit une augmentation de 37 % par rapport aux montants déclarés, sans introduction de nouvelles taxes. Il a précisé que les contribuables conservent leur droit de recours.
Dans le même souci de transparence, l’OBR met à la disposition du public deux simulateurs des droits et taxes permettant d’estimer à l’avance les montants à payer. Ces outils facilitent l’information et la prévisibilité des coûts, même si le montant définitif reste établi au moment du dédouanement.
Le commissaire général adjoint de l’OBR a invité les contribuables et les responsables des associations d’agences en douane à vulgariser les procédures douanières, à expliquer le fonctionnement du module ASYVAL, à faire connaître le droit de recours et à diffuser largement l’existence des simulateurs auprès du public.
« Votre engagement permettra de rapprocher davantage l’administration fiscale et douanière des contribuables, de réduire les incompréhensions et de renforcer le civisme fiscal et douanier », a-t-il souligné.
De son côté, Jean Claude Niyukuri, responsable du service chargé de la détermination de la valeur en douane à l’OBR, a expliqué que le système ASYVAL permet d’évaluer les marchandises conformément aux dispositions légales en vigueur.
Il a souligné que les retards dans les procédures de dédouanement sont notamment dus au manque d’informations précises sur certaines marchandises importées. Il a ainsi appelé les importateurs à fournir des descriptions complètes de leurs marchandises, notamment leur provenance, leur marque et leurs autres caractéristiques.
Il a également rappelé que les services douaniers vérifient la concordance entre les informations figurant sur les factures et les marchandises effectivement présentées.
Il a, par conséquent, invité les opérateurs économiques à respecter les procédures de déclaration et à s’acquitter des droits et taxes exigibles afin de faciliter le traitement de leurs dossiers et de réduire les délais de dédouanement.
Au cours des échanges, les participants ont soulevé les difficultés liées à la disponibilité de la connexion Internet dans certains services, qui peuvent ralentir les opérations administratives.
En réponse, M. Bigirimana a évoqué les efforts entrepris dans les secteurs de l’énergie et des télécommunications pour améliorer la qualité et la disponibilité de la connexion. Il a notamment mentionné les perspectives offertes par un nouvel opérateur de télécommunications dont les antennes devraient fonctionner à l’énergie solaire grâce à des équipements de stockage d’électricité. Selon lui, ces installations pourraient fonctionner pendant trois jours ou plus, même en cas de faible ensoleillement.
Les participants ont également été invités à contribuer à la diffusion des informations fiscales auprès des contribuables, notamment par des actions de sensibilisation et des communications pédagogiques visant à améliorer la compréhension des obligations fiscales et douanières.

