NTAHANGWA, 11 mai (ABP) – La maladie de Parkinson est une maladie neurologique qui s’inscrit dans le groupe des maladies neurodégénératives. Elle survient suite au vieillissement de certaines cellules du cerveau. C’est ce que révèle le médecin neurologue Patrice Barasukana lors d’une interview accordée à l’Agence Burundaise de Presse, vendredi le 8 mai 2026.
Selon ce médecin neurologue, cette maladie a été décrite pour la première fois par un médecin anglais qui s’appelait James Parkinson, qui l’appelait maladie tremblante à l’époque. Après avoir découvert qu’à part ce tremblement, il y avait d’autres signes, on l’a appelé maladie de Parkinson depuis 1817.
Concernant les causes de cette maladie, il fait savoir qu’elles ne sont pas jusqu’à présent connues mais que les études montrent que 10% de cette maladie auront une forme génétique tandis que pour les 90%, les causes ne sont pas encore identifiées.
Quant aux personnes les plus touchées, il a indiqué que la maladie de Parkinson survient généralement vers la cinquantaine et touche les deux sexes, le sexe masculin étant le plus touché. Il a, en outre, signalé que des formes juvéniles ne manquent pas surtout dans le monde noir.
Les signes cliniques de cette maladie s’installent à bas bruit, indique ce médecin, révélant les trois grands signes qui sont plus évocateurs de cette maladie dont le tremblement au repos, la rigidité plastique et la kinésie.
Cependant, il y a d’autres signes révélateurs de cette maladie dont un trouble de l’écriture, une modification de la voix et une trouble de la déglutition (difficultés à avaler), précise-t-il.
Pour les complications, le neurologue parle des complications motrices (difficultés à se mouvoir), des troubles de la déglutition et des troubles intellectuels qui sont des troubles cognitifs appelés démences.
Quant aux traitements, ils sont divisés en trois catégories selon le neurologue, dont le traitement médicamenteux où le malade prend au minimum trois comprimés par jour pour une longue durée, le traitement chirurgical qui n’est pas encore réalisable au Burundi mais qui se fait dans d’autres pays surtout pour des sujets jeunes avec qui le traitement médicamenteux a échoué et la kinésithérapie.
Le malade a également besoin d’être soutenu psychologiquement et financièrement, avec un suivi régulier pour éviter les chutes, a-t-il martelé. Le médecin neurologue souligne que la maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique, précisant que ces traitements sont là pour retarder les complications.
Etant donné que c’est une maladie dont la cause n’est pas encore connue, il conseille les gens de consulter car, a-t-il indiqué, le malade diagnostiqué est pris en charge précocement pour retarder les complications.

