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Lancement d’un projet visant à améliorer la santé reproductive et le bien-être

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Août 6, 2026
La première dame procédant au lancement officiel du projet

MUKAZA, 3 août (ABP) – La première dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, a officiellement lancé, lundi 3 août 2026 à Bujumbura, un projet visant à améliorer l’accès aux services de planification familiale et aux méthodes modernes de contraception en faveur des jeunes couples mariés.

Dans sa présentation, la secrétaire exécutive de l’Office de la première dame pour le développement au Burundi (OPDD-Burundi), Dr Liliane Nkengurutse, a indiqué que ce projet, financé par l’OPDD et prévu pour une durée de six mois, de mars à septembre 2026, cible principalement les jeunes couples mariés âgés de 18 à 35 ans ainsi que les jeunes filles mères vivant dans les quartiers défavorisés de la capitale économique.

Selon Dr Nkengurutse, de nombreux jeunes couples mariés rencontrent encore des difficultés d’accès à une information adéquate et à des services de qualité en matière de planification familiale. Cette situation limite leur capacité à espacer ou à planifier les naissances, avec des conséquences sur leur santé, leur bien-être et leurs conditions de vie.

Elle a précisé que le projet a pour objectif général de contribuer à l’amélioration de la santé reproductive, du bien-être et des conditions socio-économiques des jeunes couples mariés et des jeunes filles mères de Bujumbura.

Elle a également souligné que les jeunes filles mères vivant dans les quartiers défavorisés figurent parmi les catégories les plus vulnérables. En raison de leur faible autonomie économique, certaines sont confrontées à des difficultés qui les exposent à différentes formes de précarité.

A cet effet, a-t-elle précisé, le projet prévoit de renforcer la collaboration entre les acteurs intervenant dans le domaine de la santé reproductive, afin de faciliter l’accès aux services de planification familiale.

S’agissant des résultats attendus, Dr Nkengurutse a fait savoir que le projet compte former 100 jeunes couples mariés et de les sensibiliser à la planification familiale ainsi qu’aux aux méthodes modernes de contraception. Il permettra également d’améliorer les conditions de vie de 200 jeunes filles mères grâce à des actions d’autonomisation économique. Vingt groupements ou coopératives de jeunes filles mères seront créés ou renforcés et bénéficieront d’un accompagnement financier et technique.

Elle a rappelé que la mise en œuvre du projet s’articulera autour de plusieurs étapes, notamment l’identification des bénéficiaires, la sensibilisation des jeunes couples mariés, la formation des bénéficiaires sur les thématiques liées à l’autonomisation économique, l’octroi de crédits sans intérêt, l’appui en petit élevage ainsi que le suivi-évaluation des activités.

Photo de famille des participants

Dans son allocution prononcée à l’occasion du lancement officiel du projet, Mme Ndayishimiye a déclaré qu’elle souhaite voir la population burundaise évoluer dans un contexte de bonne santé et de bien-être. Elle a indiqué qu’une croissance démographique non maîtrisée entraîne de nombreux défis dans tous les secteurs de la vie nationale.

Selon elle, lorsque la population augmente alors que le territoire et les ressources demeurent inchangés, cette situation favorise notamment les conflits fonciers, la pression sur les services sociaux de base ainsi que la multiplication des catastrophes liées à une forte concentration de la population.

La première dame a, en outre, exhorté les parents à adopter une parentalité responsable en mettant au monde un nombre d’enfants qu’ils sont en mesure d’élever, de prendre en charge et de satisfaire à leurs besoins essentiels jusqu’à leur autonomie.

Mme Ndayishimiye a également lancé un appel aux jeunes filles ayant connu une maternité précoce afin qu’elles s’engagent dans des activités génératrices de revenus et des projets de développement. Elle les a invitées à éviter tout comportement susceptible de les exposer à une nouvelle grossesse précoce.