RWIBAGA, 22 août (ABP)-La mesure portant sur la baisse des prix de la viande au marché de Rwibaga est scrupuleusement respectée, a indiqué M. Simon Ndinzemenshi, conseiller de l’administrateur de Rwibaga en charge de l’économie.
Il a fait savoir, en effet, que cette décision avait été dictée par la chute des cours des bovins et des caprins sur le marché, prise en commun accord avec les bouchers et les grilleurs de viande. Auparavant, un bovin s’achetait à 5 millions BIF, mais son prix a chuté d’un million ou d’un million et demi de francs burundais, a-t-il précisé.
Le prix du kilogramme de viande sans os a été fixé à 25 000 BIF, celui avec os à 20 000 BIF, les abats à 15 000 BIF le kg, tandis que la pièce de brochette est vendue à 4 000 BIF. Aujourd’hui, le nombre de bovins et de caprins écoulés sur le marché va en diminuant, un constat partagé par les bouchers, les grilleurs et l’administration.
Richard Manirakiza, un des grilleurs de viande du marché de Rwibaga, a confié à l’ABP que la brochette ne coûte que 4 000 BIF, mais qu’ils se heurtent à une pénurie de bêtes à abattre. « On ne trouve plus assez de vaches, les éleveurs ne les vendent plus comme avant et on craint une hausse des prix après la rentrée scolaire et le début des semis de septembre », a-t-il déploré.
De son côté, Simon Ndinzemenshi a mis en garde les bouchers qui tenteraient d’augmenter le prix de la viande de manière unilatérale. « C’est une mesure issue d’un consensus. Toute augmentation des prix devra passer par la même voie ; à défaut, la rigueur de la loi sera appliquée », a-t-il renchéri.

