MAKAMBA, 25 août (ABP)-« Les problèmes économiques ont été étudiés. Cela fait deux ans et quatre mois que nous sommes au travail et nous ne nous plaignons pas. Nous avons demandé au gouvernement de faire de son mieux afin de disposer de petites quantités de chaque produit de première nécessité, tout en gardant à l’esprit que nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts jusqu’à ce que nous disposions de tout ce dont nous avons besoin en quantité suffisante ». C’est ce qu’a révélé Révérien Ndikuriyo, secrétaire général du parti CNDD-FDD, samedi 22 août 2026, au stade Nkurunziza Peace Park Complex de Gisenyi, en province de Burunga, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a répondu aux diverses questions des journalistes.
S’agissant de la pénurie de carburant, M. Ndikuriyo a déclaré : « Lorsque le carburant manque, ne pensez pas que nous ne cherchons pas de solutions. Les guerres qui se déroulent dans le monde sont parmi les facteurs à l’origine de cette pénurie. Par exemple, le détroit d’Hormuz fournit un quart (1/4) du pétrole consommé dans le monde. »
Réagissant aux inquiétudes de l’abattage des arbres destinés à la fabrication des bancs-pupitres, considéré par certains comme une menace pour les forêts, il a indiqué que le parti au pouvoir a élaboré des plans pour couvrir le pays d’arbres, notamment des avocatiers, sans oublier la relance de la culture du café, qui est également une culture pérenne et contribue au développement.
En matière de sécurité, M. Ndikuriyo a invité la population à ne pas s’inquiéter. « Que les gens se mettent au travail dans leur diversité et qu’ils vivent dans la paix et la sécurité : ce pays est sécurisé et organisé, » a-t-il renchéri.
Le secrétaire général du parti CNDD-FDD est également revenu sur la résilience et la persévérance face aux sanctions. « Nous sommes allés dans plusieurs pays confrontés à des difficultés afin de comprendre comment vivent les personnes en situation difficile. Mais, comme le dit le proverbe : « Uwuvunitse aca yiga gucumbagira (Celui qui se cache une jambe apprend à boiter), on nous a encouragés en nous disant que nous sortirions de ces sanctions plus forts. D’ailleurs, ce sont elles qui nous ont rendus plus forts, » a-t-il déclaré.
Selon lui, les sanctions peuvent être bénéfiques, car lorsqu’on donne toujours à quelqu’un, il finit par s’habituer à recevoir et à mendier. « Les sanctions sont donc une bonne chose : elles vous rendent plus forts et vous poussent à chercher des solutions. Je sais qu’aujourd’hui, les Burundais sont devenus plus forts. Vous comprenez donc, mettons-nous à l’œuvre, rien n’est impossible », a-t-il insisté.
Concernant la journée dédiée aux Imbonerakure, prévue le 29 août 2026 au stade Ingoma, dans la province de Gitega, le secrétaire général du parti CNDD-FDD a mis en garde ceux qui tiennent des propos négatifs à l’égard des Imbonerakure. Il a déclaré : « Nous avons dit que chacun élève son propre enfant.
Nous avons également averti ceux qui critiquent les Imbonerakure. Les Imbonerakure sont nos enfants ; ce sont les aiglons qui grandissent pour devenir des Imbonerakure. S’en prendre aux Imbonerakure, c’est s’en prendre à leurs parents. On ne peut pas aimer quelqu’un tout en haïssant son enfant. »

