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La paix et la sécurité, leviers du développement

ByAdministrateur

Sep 7, 2026
Le chef de la colline Rusengo, Henri Ndayisenga

KARUSI, 27 août (ABP) – La paix et la sécurité doivent être accompagnées par des initiatives de développement afin de contribuer à la réalisation de la vision du pays émergent en 2040 et développé à en 2060.

C’est ce qu’a indiqué Henri Ndayisenga, chef de la colline Rusengo, dans la zone Rugazi, commune Karusi, lors d’un entretien accordé à l’Agence Burundaise de Presse (ABP).

Ndayisenga s’exprimait mardi le 26 août 2026 lors de la visite que l’ABP a effectuée dans son ananeraie.

Selon lui, exercer les fonctions de chef de colline n’est pas une tâche facile. Il a expliqué qu’une grande partie de son temps est consacrée à l’encadrement de la population et à d’autres activités d’intérêt public.

C’est cette situation qui l’a poussé à chercher une autre activité génératrice de revenus qu’il pourrait suivre parallèlement à ses responsabilités administratives.

« J’ai pensé à la culture de l’ananas parce qu’elle me permet de remplir mes responsabilités tout en ayant une activité agricole que je peux suivre régulièrement », a-t-il expliqué.

Au début de son projet, Ndayisenga a fait savoir que plusieurs personnes l’avaient découragé, estimant qu’il ne pourrait pas réussir en raison de moyens financiers limités.

Il a toutefois soumis son idée à l’Association pour le Développement Intégral et la Solidarité (ADISCO), qui l’a encouragé et l’a accompagné en lui facilitant l’accès aux plants d’ananas à un prix abordable.

Ainsi, à l’ADISCO, un plant d’ananas était vendu à 100 francs burundais, avec un plant supplémentaire offert pour chaque plant acheté.

Grâce à cet accompagnement, Ndayisenga a affirmé avoir déjà aménagé une plantation d’ananas couvrant plus d’un hectare.

Il prévoit de poursuivre l’extension de cette activité dans les prochains jours, convaincu que la culture de l’ananas peut constituer une importante source de revenus pour les agriculteurs de la région.

Evoquant les perspectives de commercialisation, Ndayisenga estime que la mise en place d’une usine de transformation de jus d’ananas à Karusi offrirait de nouvelles opportunités aux producteurs de ce fruit.

Il se dit prêt à figurer parmi les premiers fournisseurs de cette éventuelle unité de transformation.

Il a lancé un appel aux autres responsables locaux, particulièrement les chefs de collines, à ne pas se limiter à leurs fonctions administratives, mais à entreprendre également des activités de développement susceptibles de servir d’exemple à la population qu’ils dirigent.