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Plus de 5 000 tradipraticiens agréés exercent désormais au Burundi

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Sep 21, 2026
Dr Aimé Fabrice Niyonkuru, directeur de la promotion de la médecine traditionnelle au sein du ministère de la santé publique

MUKAZA, 3 sept (ABP) – Plus de 80 % des populations africaines recourent à la médecine traditionnelle dans 170 des 194 pays que compte le continent africain, a indiqué le directeur de la promotion de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé publique, Dr Aimé Fabrice Niyonkuru.

Il s’exprimait le lundi 31 août 2026, lors d’une présentation consacrée à l’état des lieux de la médecine traditionnelle au Burundi, organisée dans le cadre des activités marquant la Journée africaine de la médecine traditionnelle.

Selon Dr Niyonkuru, plus de 99 % des populations de ces pays accordent une grande importance au recours à la médecine traditionnelle.

Au Burundi, a-t-il poursuivi, plus de 5.000 tradipraticiens ont déjà été autorisés à exercer officiellement. Ils sont regroupés au sein de 18 associations reconnues par le ministère de la Santé publique.

De son côté, le président du Réseau national des tradipraticiens du Burundi, Jothan Nikora, s’est réjoui des progrès réalisés dans l’encadrement du secteur, soulignant que le ministère de la Santé publique a renforcé le suivi et l’accompagnement des activités des tradipraticiens.

Cependant, il a déploré que certaines personnes continuent de se présenter comme des tradipraticiens et de faire de la publicité dans les rues, en affirmant pouvoir traiter diverses maladies, alors qu’elles ne sont pas reconnues par la législation en vigueur.

Jothan Nikora, président du Réseau National des Tradipraticiens
au Burundi

M. Nikora a indiqué que des efforts sont en cours pour former ces personnes afin qu’elles puissent exercer dans le respect des normes établies.

Il a, par ailleurs, plaidé pour la mise en place de laboratoires capables de contrôler et d’analyser les produits issus de la médecine traditionnelle, afin de garantir leur qualité et leur sécurité.

Le président du Réseau national des tradipraticiens du Burundi a également appelé à renforcer la formation des acteurs du secteur, notamment par la création de filières consacrées à la médecine traditionnelle dans les universités burundaises.