MUKAZA, 1er oct (ABP) – L’Initiative pour le développement mondial (IDM), lancée il y a cinq ans par le président chinois Xi Jinping, vise à promouvoir une coopération internationale axée sur le développement et une prospérité partagée.
Dans une tribune publiée le 30 septembre 2026 dans le journal Le Renouveau du Burundi à l’occasion du 5ème anniversaire de l’IDM, l’ambassadeur de Chine au Burundi, Zhu Kewei, a mis en avant les résultats de cette initiative et son importance dans la coopération sino-burundaise.
« Il y a cinq ans, face à une question de l’époque, celle de savoir où ira le développement de notre monde, le président Xi Jinping a solennellement lancé l’Initiative pour le développement mondial lors du débat général de la 76ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, apportant ainsi la sagesse et les solutions chinoises pour donner un nouvel élan à la cause du développement mondial », rappelle la diplomate chinoise.
Zhu souligne que les concepts fondamentaux de l’Initiative reposent sur la priorité accordée au développement, la primauté de l’homme, les bénéfices partagés et l’inclusion, l’innovation comme moteur du développement, l’harmonie entre l’homme et la nature, ainsi que l’orientation vers l’action.
Selon elle, ces principes, ancrés dans la longue pratique du Parti communiste chinois dans la conduite du peuple chinois vers la modernisation, répondent aux aspirations communes de nombreux pays en développement à la paix, au développement et au renouveau national.
Ils constituent également une orientation pour promouvoir le développement mondial et renforcer la coopération internationale en matière de développement.
Le 25 septembre dernier, un dialogue de haut niveau marquant le 5ème anniversaire de l’Initiative s’est tenu à New York, aux Etats-Unis d’Amérique, en marge de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Les participants ont dressé le bilan des résultats obtenus dans sa mise en œuvre et réaffirmé leur engagement en faveur du développement mondial, afin de fédérer les forces autour de l’objectif d’une prospérité partagée, indique la diplomate chinoise.
Zhu rappelle que, depuis le lancement de l’IDM, plus de 130 pays et organisations internationales ont exprimé leur soutien à l’initiative et y ont participé. Près de 100 pays et organisations internationales et régionales ont signé des documents de coopération avec la Chine, tandis que 88 pays, dont le Burundi, ont rejoint le Groupe des amis de l’IDM.
Selon elle, le consensus sur la priorité accordée au développement s’est profondément enraciné et un partenariat mondial en faveur du développement prend progressivement forme.
La diplomate Zhu souligne également que la Chine est non seulement un pays initiateur, mais aussi un acteur pleinement engagé dans sa mise en œuvre.
En tant que le plus grand pays en développement, ajoute-t-elle, la Chine a toujours inscrit son propre développement dans celui de l’humanité et cherché à créer de nouvelles opportunités pour les autres pays du monde.
Au cours des cinq dernières années, la contribution annuelle de la Chine à la croissance économique mondiale s’est établie en moyenne autour de 30 %, tandis que, selon Mme Zhu, la gouvernance chinoise a contribué à renforcer la confiance et la stabilité dans un monde marqué par les turbulences.
À travers des mécanismes tels que le Fonds Chine-ONU pour la paix et le développement et le Fonds pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud, l’Initiative a mobilisé plus de 23 milliards de dollars américains de financements.
Elle a permis de mettre en œuvre plus de 1 800 projets de coopération « petits mais beaux » et « bénéfiques au bien-être social », ainsi que de former plus de 200 000 personnes issues de différents secteurs, apportant des bénéfices concrets aux populations de plus de 120 pays.
Quant à la coopération sino-burundaise, la diplomate chinoise souligne que la Chine et le Burundi sont membres importants du Sud global et partenaires de longue date sur la voie du développement.
« Pour le Burundi, l’Initiative pour le développement mondial n’a jamais été un concept international lointain et abstrait, mais une pratique concrète et tangible. La coopération entre les deux pays bénéficie de soutiens politiques, tels que la construction conjointe de « la Ceinture et la Route » et le tarif douanier zéro, et comprend des projets majeurs comme celui de l’aéroport international Melchior Ndadaye.
Selon l’ambassadeur de Chine au Burundi, cette coopération s’en tient aussi à placer le peuple au cœur du développement, avec la mise en œuvre de nombreux projets bénéfiques pour les habitants locaux. « Cela va de l’assistance technique pour renforcer la capacité de garantie de la sécurité alimentaire à la construction de villages de démonstration pour la sortie de la pauvreté grâce au riz hybride, en passant par les projets de cantines scolaires et de l’amélioration de l’environnement d’apprentissage des enfants par l’énergie solaire, sans oublier les travaux de conduites d’eau, les « colis de bienfaisance internationaux » ainsi que la formation couvrant de nombreux domaines », fait-elle remarquer.
Zhu réaffirme ainsi la volonté de la Chine de continuer à soutenir les efforts du Burundi en faveur d’une voie de modernisation adaptée à ses conditions nationales ainsi que de la réalisation de la Vision nationale « pays émergent en 2040, pays développé en 2060 ».
Citant le président Xi Jinping, l’ambassadeur Zhu souligne que le développement prend tout son sens lorsque tous les pays progressent ensemble et que la prospérité est réellement partagée par tous. Elle affirme enfin que la Chine est prête à œuvrer avec le Burundi et les autres pays de la communauté internationale afin de renforcer la mise en œuvre de l’IDM, construire ensemble une communauté d’avenir partagé et créer pour cette planète un avenir radieux fondé sur l’ouverture, l’inclusion et une coopération gagnant-gagnant.

