RUTANA, 6 oct (ABP) – Les différentes institutions de l’État, notamment celles chargées de l’élaboration des lois et de la justice, sont appelées à conjuguer leurs efforts afin de permettre aux détenus remplissant les conditions légales de bénéficier de leur libération et de retourner dans leurs familles pour contribuer au développement du pays.
Cet appel a été lancé le samedi 3 octobre 2026 par le directeur général des Affaires pénitentiaires au Burundi, Pierre Claver Miburo, dans un entretien accordé à l’Agence burundaise de presse (ABP), à l’issue d’une réunion de deux jours ayant réuni les responsables des différentes prisons du pays ainsi que les responsables des centres chargés de la rééducation des mineurs en conflit avec la loi.
Selon Miburo, cette réunion avait notamment pour objectif d’évaluer la mise en œuvre des engagements pris lors de la précédente réunion tenue à Ngozi le 18 février 2026, d’identifier les insuffisances constatées dans le fonctionnement des établissements pénitentiaires et de dégager des solutions appropriées.
Les participants ont également examiné les recommandations formulées par l’Assemblée nationale à la suite de l’examen de quatre rapports successifs sur le fonctionnement des établissements pénitentiaires. La rencontre a par ailleurs porté sur l’amélioration des performances du personnel pénitentiaire. Miburo a expliqué que les agents sont appelés à travailler sur la base d’un contrat de performance permettant d’évaluer leur travail en fonction des résultats obtenus.
Il a indiqué que les insuffisances constatées dans le fonctionnement des établissements pénitentiaires devront être corrigées et que, lorsque cela s’avère nécessaire, les textes régissant leur fonctionnement, notamment le règlement d’ordre intérieur, pourront être révisés.
Miburo a également insisté sur la nécessité d’une bonne gestion des moyens disponibles dans les prisons afin d’améliorer les conditions de détention. Il a notamment évoqué l’alimentation, les soins de santé et le traitement des dossiers judiciaires des détenus.
Selon lui, le renforcement de la collaboration entre les services pénitentiaires, judiciaires et les autres institutions concernées devrait contribuer à accélérer le traitement des dossiers judiciaires et à réduire le nombre de personnes détenues. Il a souligné que ces efforts doivent être accompagnés par le respect des droits humains, la bonne gouvernance et une gestion rationnelle des ressources disponibles dans les établissements pénitentiaires.
Le directeur général des affaires pénitentiaires a enfin appelé les différentes institutions concernées à travailler en synergie afin que les détenus remplissant les conditions prévues par la loi puissent bénéficier de leur libération et réintégrer leurs familles, où ils pourront contribuer au développement du pays.
Il a également exhorté les détenus à adopter un bon comportement, à respecter le règlement des établissements pénitentiaires et à participer aux différentes formations organisées à leur intention, afin de faciliter leur réinsertion sociale.

