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La réduction des inégalités d’accès à l’intelligence artificielle au cœur des débats à Oufa

ByAdministrateur

Nov 3, 2026
Table ronde : « Un réseau neuronal unifié de significations : comment l’intelligence artificielle générative perçoit-elle et représente-t-elle l’espace eurasiatique ?

OUFA, 3 nov (ABP) – L’accès aux technologies de l’intelligence artificielle (IA) devrait être élargi à tous les pays, indépendamment de leur niveau de développement économique, tout en tenant compte de leurs langues nationales, de leurs spécificités culturelles et des besoins de leurs populations, a indiqué le conseiller stratégique du président de l’Alliance internationale des BRICS chargé de la connectivité numérique, de l’intelligence artificielle et de l’intégration de la cybersécurité, Nathan Browne.

Il s’exprimait le 2 novembre 2026 à Oufa, en République du Bachkortostan, en Fédération de Russie, lors d’une table ronde organisée dans le cadre du festival-forum international « Russian Creative Week – Eurasia », consacré à la représentation de l’Eurasie par l’intelligence artificielle générative.

Nathan Browne, conseiller stratégique du président de l’Alliance internationale des BRICS chargé de la connectivité numérique, de l’intelligence artificielle et de l’intégration de la cybersécurité,

Selon M. Browne, l’un des principaux défis du développement de l’intelligence artificielle réside dans les inégalités d’accès à la puissance informatique et aux infrastructures technologiques. Alors que les grandes économies disposent de ressources importantes pour développer leurs propres modèles d’IA, les coûts élevés de ces technologies constituent encore un obstacle pour de nombreux pays, notamment en Afrique.

Il a souligné que les discussions internationales sur l’éthique de l’intelligence artificielle devraient également porter sur l’accessibilité de ces technologies aux populations de tous les pays, et pas uniquement sur la préservation du patrimoine culturel.

« On ne peut pas découvrir de nouvelles terres avec une vieille carte », a-t-il déclaré, appelant à repenser les approches actuelles du développement et de la réglementation de l’intelligence artificielle.

Abordant la question de l’identité nationale à l’ère numérique, M. Browne a indiqué que l’intelligence artificielle pouvait constituer un outil important de préservation et de diffusion du patrimoine culturel. Il a toutefois rappelé que les cultures sont évolutives et que les populations continuent de créer de nouvelles traditions et formes d’expression.

Il a également insisté sur la nécessité de réduire le coût des solutions d’intelligence artificielle et d’améliorer leur prise en charge des différentes langues, afin que les progrès technologiques puissent bénéficier à un plus grand nombre de communautés, dans le respect des valeurs humaines et de la diversité culturelle.

Les participants à cette table ronde ont notamment échangé sur le développement de bases de données culturelles nationales destinées à l’entraînement des systèmes d’intelligence artificielle, l’amélioration de la précision des modèles dans le traitement des langues et de l’histoire des peuples eurasiatiques, ainsi que la mise en place de mécanismes internationaux d’évaluation de la fiabilité culturelle des contenus générés par l’IA.

À cette occasion, les représentants de la République du Bachkortostan ont présenté leur expérience dans la constitution de bases de données numériques comprenant des dictionnaires, des manuscrits, des livres ainsi que des documents audiovisuels relatifs à leur patrimoine culturel.

De son côté, Sun Bin, représentant de l’entreprise chinoise Goobird Technology, a exprimé sa disponibilité à contribuer à la réduction des lacunes dans la représentation numérique des différentes cultures, notamment par la mise à disposition de contenus audiovisuels dans le respect des droits d’auteur et le partage d’informations sur les erreurs produites par les systèmes d’intelligence artificielle avec les chercheurs.

Sun Bin, fondateur de Goobird Technology et de Hivideo, une plateforme numérique destinée aux cinéastes (Chine).

Le festival-forum international « Russian Creative Week – Eurasia » se déroule du 2 au 4 novembre 2026 au Palais des congrès Toratau, à Oufa. Son programme professionnel comprend plus de 30 activités réunissant des experts de 13 pays, notamment de la Türkiye, des Émirats arabes unis, de la Chine et de l’Iran.

Cette rencontre est consacrée à la coopération internationale, au développement de projets communs dans les industries créatives ainsi qu’à leurs retombées sociales et humanitaires.

Le festival-forum est organisé par le Centre unifié pour l’économie créative (ANO Creative Economy), en collaboration avec le gouvernement de la République du Bachkortostan.