NGOZI, 19 oct (ABP) – L’organisation Alfagiri a organisé vendredi le 16 octobre 2026, au chef-lieu de la province de Butanyerera, un atelier visant à examiner les résultats d’une étude portant sur les perceptions masculines de l’égalité de genre, les droits sexuels et reproductifs ainsi que les voies d’accès à la justice sociale.
Cet atelier avait réuni des responsables administratifs, des acteurs du secteur de la justice et des intervenants dans le domaine des droits humains des communes de la province de Butanyerera.
Selon le Dr Melchicedec Nduwayezu, qui a présenté les résultats de l’étude menée dans cette province, 94 % des victimes de violences recensées sont des femmes, contre 6 % d’hommes. Il a également indiqué que les femmes restent peu représentées dans les instances de prise de décision ainsi que dans les secteurs de la sécurité et de la justice.
L’étude a par ailleurs révélé une faible implication des hommes dans les programmes de santé sexuelle et reproductive, de planification familiale et de promotion des méthodes contraceptives. Dans leurs contributions, les participants ont recommandé l’intégration, dans les programmes scolaires, des enseignements portant sur la prévention des violences, les droits des femmes et la santé reproductive.
Selon eux, cette mesure permettrait aux enfants de grandir dans une culture de lutte contre les violences basées sur le genre et de mieux comprendre les questions liées à la santé reproductive. Ils ont également recommandé de renforcer les séances de sensibilisation destinées aux couples afin de les amener à comprendre que les hommes et les femmes ont une responsabilité égale en matière de planification familiale, de santé sexuelle et reproductive ainsi que de justice sociale
Dans son allocution, le conseiller du gouverneur de Butanyerera chargé du développement et de l’économie, Lambert Basanabandi, a indiqué que des filles continuent d’abandonner l’école à la suite de grossesses non désirées, de viols et d’autres obstacles qui entravent leur accès à l’égalité des droits. Il a souligné que la promotion de la justice sociale nécessite la participation de toutes les parties prenantes aux initiatives de développement.

