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Le Conseil des ministres adopte plusieurs projets dans les secteurs du numérique, de l’agriculture et de l’énergie

ByAdministrateur

Nov 4, 2026
Le président de la République du Burundi dirigeant la réunion du Conseil des ministres

NTAHANGWA, 20 oct (ABP) – Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 14 octobre 2026 à Bujumbura, sous la présidence du chef de l’État burundais, Evariste Ndayishimiye, selon le secrétariat général de l’État.

Au cours de cette réunion, plusieurs projets de textes et de conventions portant notamment sur la transformation numérique, la modernisation de l’agriculture, l’électrification rurale et la sécurité alimentaire ont été examinés et adoptés. Parmi ceux-ci figurent le projet de politique nationale du numérique et la stratégie nationale de cybersécurité, présentés par un délégué du ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, la révision de la politique nationale des technologies de l’information et de la communication (TIC) s’impose en raison de l’évolution technologique et des défis persistants, notamment l’insuffisance de la couverture numérique sur le territoire national, la fracture numérique entre les milieux urbains et ruraux, le déficit de compétences numériques et la faible digitalisation de certains secteurs stratégiques.

La stratégie nationale de cybersécurité vise, quant à elle, à renforcer la protection du cyberespace national face à la multiplication et à la sophistication des cyberattaques. A cet égard, le Conseil des ministres a recommandé l’élaboration de plans d’action opérationnels afin de faciliter le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des deux documents.

Dans le domaine agricole, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant création, missions, organisation et fonctionnement de l’Agence de transformation agricole du Burundi. Placée sous la tutelle de la présidence de la République, cette agence aura pour mission d’accélérer la croissance et la transformation des secteurs de l’agriculture, de l’horticulture, de l’élevage, de la pêche et de la pisciculture.

Cette initiative vise notamment à renforcer la sécurité alimentaire, à améliorer la productivité agricole et à contribuer à la création de richesses.

Vue partielle des membres du gouvernement

Concernant le secteur énergétique, le Conseil des ministres a également adopté le projet de contrat de partenariat public-privé entre l’État du Burundi et la société WEZA POWER, relatif au programme d’électrification rurale dans les provinces de Burunga et Buhumuza. Ce partenariat prévoit notamment l’extension, la réhabilitation, la construction, la densification, la maintenance et l’exploitation des réseaux de distribution d’électricité à basse et moyenne tension dans la zone concernée. Le Conseil des ministres a recommandé de finaliser dans les meilleurs délais les dispositions contractuelles restant à régler, puis de procéder à la signature du contrat afin de permettre la poursuite des étapes prévues dans la feuille de route.

En matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, plusieurs projets de textes ont été adoptés afin d’adapter les structures de coordination aux récentes réorganisations institutionnelles et au nouveau découpage administratif du pays. Ces textes prévoient notamment l’intégration des plateformes provinciales et communales dans la Plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et de nutrition, ainsi que la création de plateformes zonales et de groupes de sécurité alimentaire et de nutrition au niveau collinaire.

Par ailleurs, le Conseil des ministres a adopté deux projets relatifs à la mise à disposition d’un terrain de l’ancienne école Athénée primaire, actuellement occupée par l’École secondaire des techniques administratives (ESTA), en vue de la construction d’un centre commercial et d’une université internationale à Bujumbura.

En contrepartie, l’investisseur devra financer, construire et livrer une nouvelle école d’une capacité minimale de 1 500 élèves.

Le Conseil des ministres a toutefois recommandé de remplacer le nom de l’investisseur par celui d’une société, au moins unipersonnelle, pour des raisons pratiques. Il a également recommandé au ministère chargé des infrastructures d’inventorier les espaces stratégiques disponibles dans chaque province susceptibles d’accueillir des investissements contribuant à la réalisation de la vision du Burundi 2040-2060.

Dans le secteur maritime et portuaire, l’examen du projet de modification du décret portant création, organisation, missions et fonctionnement de l’Autorité maritime et portuaire du Burundi a conduit à recommander la séparation des fonctions de régulation et d’exploitation portuaire.

Le Conseil des ministres a ainsi préconisé la mise en place de deux structures distinctes : une autorité de régulation maritime et portuaire et une société publique chargée de l’exploitation portuaire. Les projets de décrets relatifs à ces deux structures seront prochainement examinés en Conseil des ministres.

S’agissant des médias publics, le Conseil des ministres a adopté le projet de modification du cadre juridique régissant la Radio-Télévision nationale du Burundi (RTNB). Il a notamment recommandé que toutes les recettes issues de la commercialisation des services de ce média public soient versées au Trésor public, compte tenu des financements provenant du budget général de l’État.

Enfin, le Conseil des ministres a adopté le projet de modification du décret autorisant l’État du Burundi à participer au capital social du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (FIGA).