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Le Burundi doit trouver comment harmoniser les différentes communautés économiques pour la bonne mise en œuvre de la ZLECAF

ByAdministrateur

Mai 27, 2021

BUJUMBURA, 25 mai (ABP) – Le ministère des Affaires étrangères, et de la Coopération au développement a organisé, un atelier de sensibilisation sur les engagements sous régionaux et régionaux pris par le Burundi dans le cadre de l’intégration régionale du 19 au 20 mai 2021, à Bujumbura.

Prenaient part à l’atelier des hauts cadres de la présidence de la République du Burundi, de la primature, des représentants des différents ministères, ceux du secteur privé et autres invités.

Certaines présentations sur l’accord de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF) et le commerce des marchandises et des services au Burundi ont été faites et des recommandations ont été formulées à cette occasion.

Pour le secteur privé, cette experte signale que le secteur privé est une partie clé et un bénéficiaire de la ZLECAF.  Elle a aussi ajouté que cette dernière présente des opportunités mais également des défis pour le secteur privé du Burundi.Dans son exposé sur l’accord de la ZLECAF, Mme Ange Dorine Irakoze a précisé que la ZLECAF présente certains enjeux dont celui d’abaisser les barrières douanières qui signifie pour le Burundi renoncer à une grande source de revenus. Elle a expliqué que le budget de l’Etat qui dépend en grande partie des recettes douanières, ces dernières se verront réduites considérablement. La présentatrice a souligné aussi le fait que le Burundi est membre de plusieurs communautés économiques régionales (CER) et qu’il doit trouver la solution de comment harmoniser ces différentes communautés économiques avec la ZLECAF pour sa bonne mise en œuvre.

Pour les opportunités, Mme Irakoze cite l’amélioration de la compétitivité du secteur privé au niveau de l’industrie et des entreprises grâce à l’exploitation des opportunités de production à grande échelle, l’accès au marché continental et une meilleure réaffectation des ressources, des entreprises burundaises qui pourront accéder à des matières et des intrants intermédiaires moins chers, l’élimination progressive des droits de douanes sur le commerce intra-africain (jusqu’à 90%) permettra d’augmenter la valeur des exportations.

Pour les défis que présente aussi la ZLECAF à l’endroit du secteur privé, la consultante souligne le degré d’interprétation et la capacité de l’appropriation de l’accord et de ses annexes pour pouvoir canaliser l’intérêt du secteur privé, les opérateurs du secteur privé qui doivent s’approprier des dispositions de l’accord et les rendre significatives dans un contexte burundais, le manque de laboratoires spécialisés et d’équipements pour les tests de certification de certains produits, l’énergie électrique insuffisante qui ne permettra pas aux entreprises burundaises de production et de transformation d’augmenter leur volume de production et de transformation orienté vers l’exportation, les produits d’exportations non diversifiés etc.

Les participants à la réunion ont formulé certaines recommandations à l’endroit du gouvernement burundais dont celui de ratifier l’accord de la ZLECAF pour que le Burundi ne reste pas en arrière pour cette intégration économique, vulgarisation et appropriation par les ministères concernés à savoir le ministère de la Justice, celui des Affaires étrangères, du Commerce et autres institutions.

La mise en place d’un comité national mixte pour le suivi évaluation, prioriser le commerce intra-Africain en identifiant des produits et services clés ainsi que des marchés à prioriser afin de stimuler les exportations vers le reste du continent.

Développer le programme d’investissement et d’industrialisation innovant, harmoniser les politiques juridiques et règlementaires en matière de commerce, des investissements, de l’industrialisation, de restructuration de la BBN, explorer les nouveaux instruments de financement pour assister dans la mise en œuvre de l’accord dont celui de la Banque africaine d’exportations et d’importations (Afreximbank) qui a lancé un montant d’un milliard de dollars comme contribution au processus d’intégration du commerce régional.